L’UMP entre "farce" et "fiasco" à l’étranger

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L’UMP entre "farce" et "fiasco" à l’étranger
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REVUE DE WEB – Nos voisins  regardent d’un œil amusé et sévère le scrutin la bataille Fillon-Copé.

A l’étranger, aussi, on parle de l’UMP. Depuis les soupçons de fraudes au  marasme dans lequel est plongée l’Union pour un mouvement populaire depuis la victoire de la gauche à présidentielle, la presse internationale ne perd pas une miette de la guerre des chefs de la droite. Et le dernier épisode les a passionné.

 "Copé la droite sans complexe et xénophobe"

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En Espagne, le quotidien El Pais dresse un portrait peu élogieux des candidats à la présidence de l’UMP.  "Jean-François Copé, 48 ans, ancien secrétaire général du parti et chef d'une droite "sans complexe" et xénophobe s’est proclamé vainqueur (du scrutin, NDLR), mais vingt minutes plus tard, François Fillon, 58 ans, ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a refusé de reconnaître sa défaite ", écrit le quotidien le plus diffusé d’Espagne, qui poursuit son article en déclarant que c'est le Parti socialiste qui est le grand vainqueur de cette élection puisqu'il "devra faire face, dans le futur, à une opposition complètement  fracturée".

"L’élégant Monsieur Fillon" face à "l’agitateur" Copé

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Aux Etats-Unis, la bataille pour l’UMP est racontée sur le site Internet du New York Times, lundi matin. "Le vote pour les leaders de l’opposition source de tensions", titre le prestigieux journal américain. Dans son article, le correspondant du quotidien à Paris revient sur la bataille entre "l’élégant François Fillon, ancien Premier ministre" et "l’agitateur, Jean-François Copé", tous deux autoproclamés gagnant du scrutin.

Mais le New York Times pousse l’analyseet évoque les difficultés auxquelles fait face l’UMP depuis le départ de Nicolas Sarkozy. "Maintenant, comme le Parti républicain aux Etats-Unis, l’UMP doit faire face à des choix difficiles pour tenter de se  redéfinir et sortir de sa crise identitaire", estime le journaliste Steven Erlanger, chef du bureau du New York Times à Paris.

L’UMP "entre la farce et le fiasco"

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En Allemagne, Der Spiegels’en donne à cœur joie en titrant, lundi matin, "un spectacle entre la farce et le fiasco". Le site Internet de l’hebdomadaire de référence relate, lui aussi, la victoire autoproclamée par chacun des deux candidats, avec d’un côté "l’agitateur" et de l’autre "l’homme d’Etat". L’hebdomadaire de conclure en pointant du doigt "ceux qui moquaient les guerres internes du Parti socialiste avant la présidentielle et qui sont aujourd’hui profondément divisés".

"La bataille des héritiers de Sarkozy vire à la farce"

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Même ton, enfin, pour le journal britannique The Telegraph. Le quotidien pèse, quant à lui, les conséquencesdu scrutin, une fois la guerre des chefs achevées, qui déterminera si "l’UMP effectuera ou non un virage encore plus à droite". Le correspondant du Telegraph à Paris ne manque pas, pour finir, de rappeler que ces soupçons de fraudes interviennent "alors que Nicolas Sarkozy, de son côté, doit comparaître, dans quelques jours, devant un juge anti-corruption à Bordeaux", conclut-il, présageant "quelques turbulences au sein de l’UMP dans les prochains jours".