L'UE toujours au chevet de la Grèce

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L'UE toujours au chevet de la Grèce
Le nouveau sommet européen vise à instaurer un nouvel équilibre : plus de discipline budgétaire en échange de mécanismes de solidarité plus automatiques.@ REUTERS
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Les dirigeants de l'UE sont réunis à Bruxelles, l'Allemagne est à la manœuvre, la France affaiblie.

Les dirigeants européens ont entamé lundi à Bruxelles leur premier sommet de l'année dans un contexte tendu. La Grèce, qui tarde à entamer de lourdes réformes et à solder ses dettes, est au cœur des discussions, principalement axées autour de la discipline budgétaire.

Autre changement notable, pour la première fois depuis des mois, il n'y a pas eu de tête-à-tête entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel avant le sommet alors que depuis des mois le président français et la chancelière allemande se retrouvaient régulièrement en amont des réunions des dirigeants européens et dictaient les grandes lignes d'un accord.

La force de l'Allemagne

La raison de ce changement d'attitude ? La France semble avoir perdu de son influence. Et ce, faute à l'abaissement de la note française par Standard's & Poors, l'économie française en berne ou encore les mauvais sondages pour Nicolas Sarkozy. Pour autant l'Allemagne semble plus forte que jamais. Avant ce sommet, plusieurs dirigeants européens se sont succédé à Berlin.

Reste que pour sauver les apparences, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel devaient se rencontrer avant le sommet. Mais pas à deux, mais bien à trois avec le dirigeant italien, Mario Monti.

La crise grecque divise les Européens

Une fois cette réunion tripartite passée, les membres de la zone euro se sont penchés sur un dossier délicat : la crise grecque. Berlin a jeté un pavé dans la mare en proposant de placer Athènes sous stricte tutelle d'un Commissaire européen qui disposerait d'un droit de veto sur les décisions budgétaires du gouvernement.

L'Allemagne, à l'instar d'autres pays, perd patience à l'égard de la Grèce face à la lenteur des réformes dans le pays et au report sans cesse des objectifs de réduction du déficit public national. Face aux critiques de plusieurs pays, Angela Merkel a préféré temporiser en remettant sur la table une autre proposition : instaurer une règle d'or sur l'équilibre des comptes publics dans tous les pays ainsi que des sanctions plus automatiques contre les pays qui laissent filer leurs déficits.