L’UE prête à répondre à "d’autres crises"

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L’UE prête à répondre à "d’autres crises"
@ EUROPE 1
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José Manuel Barroso a cependant refusé d’alimenter les "spéculations", au micro d’Europe 1.

Jamais il n’a cité le nom d’un Etat membre qui pourrait, à l’instar de la Grèce puis de l’Irlande, se trouver dans une situation de grande fragilité économique, au point de demander une aide extérieure. Mais José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, invité du Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Parisien/Aujourd’hui en France dimanche, l’a certifié : "Nous avons tous les instruments pour répondre au cas où il y aurait d’autres crises".

Le Portugal, l’Espagne sont-ils concernés ? "Je ne vais pas faire de spéculation. Je laisse la spéculation aux spéculateurs", a répété José Manuel Barroso. Glissant au passage une mise en garde : "Je trouve que certains dirigeants parlent trop. Quand les marchés sont nerveux, les responsables politiques doivent rester calmes, déterminés".

"L’Europe n’est pas une puissance étrangère"

Sur le fond, la question de la crise, José Manuel Barroso a redit sa conviction : "La crise, ce n’est pas la faute de l’Europe. L’Europe, elle protège. Ce serait bien pire si on n’était pas dans la zone euro". Et il a tenu à rappeler que, face à cette crise, "quand un gouvernement prend des mesures difficiles, il le fait parce qu’il croit que c’est la meilleure façon de répondre à son intérêt national". Insistant : "l’Europe n’est pas une puissance étrangère qui impose des mesures".

José Manuel Barroso a cependant précisé qu’il comprenait "parfaitement l’inquiétude" exprimée en Irlande, où une manifestation contre le plan d’austérité a réuni 50.000 personnes à Dublin samedi. "Mais on est arrivé, en Irlande et dans d’autres pays, à des niveaux insoutenables de dette. Et quand cela arrive à ce niveau, il faut agir".

Les tensions autour des Roms sont retombées

Au passage, José Manuel Barroso a adressé un satisfecit général aux dirigeants européens : à l'Allemande Angela Merkel, "une détailliste", au Britannique David Cameron, "un pragmatique", et au Français Nicolas Sarkozy, "un pro-Européen avec un style assez spécifique".

Les tensions de l'été dernier autour de la politique française d'expulsion des Roms semblent donc être retombées : "l’incident est clos. Cet incident n’a en rien touché nos relations de confiance, je dirais même d’amitié", a certifié José Manuel Barroso.