L'Italie vote à son tour pour les régionales

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L'Italie vote à son tour pour les régionales
@ REUTERS
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L'abstention est importante pour ce scrutin qui pourrait affaiblir Silvio Berlusconi.

C'est un test pour Silvio Berlusconi. Les Italiens de 13 régions sont appelés pendant deux jours pour renouveler leurs représentants locaux. Un scrutin important : comme en France, ces élections régionales sont le dernier rendez-vous dans les urnes avant les législatives de 2013 pour lesquelles l’actuel président du Conseil pourrait repartir en campagne.

"J'espère que la haine ne va pas l'emporter sur l'amour", a lancé Silvio Berlusconi en votant à Milan. Une allusion à sa formation, le Peuple de la liberté qu'il appelle "parti de l'amour" et qu'il voit opposé au parti de "la haine et de l'envie", c'est-à-dire l'opposition de gauche.

Une abstention en hausse ?

Parmi les clés de ce scrutin : l’abstention. Le taux de participation était d'environ 47,5% dimanche soir, en baisse de neuf points par rapport aux régionales de 2005 (56,4% au même moment), ce qui confirmait les craintes de la droite d'une hausse importante de l'abstention.

La droite italienne tient actuellement deux des treize régions en jeu et elle comptait, il y a trois mois seulement surfant sur la vague de popularité de Silvio Berlusconi, d'en arracher au moins quatre ou cinq à la gauche. Mais, empêtrée depuis des semaines dans des scandales de corruption impliquant ses élus, la majorité a perdu beaucoup de terrain.

La Ligue du Nord en embuscade

A la droite de la droite, la Ligue du Nord, le parti populiste d'Umberto Bossi, va tenter de son côté de ravir à la formation de Silvio Berlusconi, la première place dans les riches régions du nord, plus particulièrement la Lombardie et la Vénétie. En cas de succès, elle pourrait réclamer un ministère supplémentaire. Et peser d’ores et déjà sur la future coalition pour 2013.

Les dernières heures de la campagne ont été particulièrement tendues : un courrier avec une balle a été adressé à Silvio Berlusconi et un colis piégé avec une lettre de menaces visant son ministre de l'Intérieur a été découvert près de Milan. Le ministère de l'Intérieur n’a pas hésité à dénoncer de "véritables actes terroristes" et des "épisodes d'intimidation très graves". Les premières projections des résultats sont attendues lundi en début d’après-midi.