L’ex-président du Honduras est rentré au pays

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L’ex-président du Honduras est rentré au pays
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Renversé fin juin par un coup d’état militaire, l’ancien président du Honduras brave la menace d’une arrestation.

Manuel Zelaya est au Honduras. L’ancien président de ce pays d’Amérique centrale, renversé à la fin du mois de juin par un coup d’état militaire, a fait savoir lundi qu’il avait regagné son pays, après plusieurs mois de fuite, au Nicaragua notamment.

"Je suis ici à Tegucigalpa. Je suis ici pour le rétablissement de la démocratie, pour lancer un appel au dialogue", a dit Manuel Zelaya à la chaîne de télévision hondurienne Canal 36. Selon l’ambassadeur du Brésil, Celso Amorim, Manuel Zelaya se trouverait dans les locaux même de l'ambassade. Par ailleurs, le département d'Etat américain a confirmé que Manuel Zelaya, avait regagné le Honduras. Deux chaînes de télévision hondurienne ont ensuite diffusé des images de l'ex-président saluant ses partisans au balcon de l'ambassade du Brésil, et réajustant son emblématique chapeau de cowboy.

Manuel Zelaya a immédiatement appelé "le peuple hondurien" à se réunir autour de l'ambassade, au cours d'une conférence de presse dans les locaux de l'ambassade. "Les forces armées doivent tourner leurs fusils contre les ennemis du peuple, pas contre le peuple", a-t-il lancé aux militaires.

Roberto Micheletti, à la tête du pays depuis le coup d’état du 28 juin, a dans un premier temps démenti le retour de l’ancien président. face à l'évidence, il a finalement rétabli le couvre-feu, dans la crainte de troubles. "J'en appelle au gouvernement du Brésil : respectez la décision judiciaire qui pèse sur Zelaya et remettez-le aux autorités honduriennes. Le monde a les yeux braqués sur le Brésil et le Honduras", a déclaré l'actuel dirigeant du Honduras,Roberto Micheletti.

En posant le pied au Honduras, Manuel Zelaya s’expose à une arrestation. Roberto Micheletti en a brandi la menace à plusieurs reprises, et la Cour suprême du Honduras a ordonné l'arrestation de l’ancien président et le Congrès a soutenu le nouveau gouvernement.