L'emploi, priorité d'Obama

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L'emploi, priorité d'Obama
@ Reuters
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Barack Obama a prononcé mercredi son premier discours sur l'état de l'Union.

Soirée "grand oral" pour Barack Obama. Le président américain a prononcé mercredi son premier discours sur l'état de l'Union devant les deux chambres du Congrès.

La réforme du système de santé

Ce discours intervenait huit jours après un cuisant revers électoral. Une défaite a fait perdre à Barack Obama sa majorité qualifiée au Sénat.

Ce bouleversement risque d'avoir de lourdes conséquences pour la réforme emblématique du système de santé. "Quand j'aurai fini de m'exprimer ce soir, d'autres Américains auront perdu leur assurance-santé", a dénoncé Barack Obama.

"Je ne laisserai pas tomber ces Américains", a-t-il martelé :

L'emploi, priorité n°1

"L'emploi doit être notre premier centre d'intérêt en 2010, et c'est la raison pour laquelle je plaide ce soir en faveur d'une nouvelle loi pour l'emploi", a martelé le président américain alors que le taux de chômage reste bloqué à plus de 10%.

"J'ai détesté (le plan de sauvetage). Vous l'avez détesté, mais lorsque je suis arrivé au pouvoir, j'ai promis non seulement de faire ce qui est populaire, mais aussi ce qui est nécessaire", a-t-il ajouté, promettant d'imposer de nouvelles règles strictes aux grandes banques.

"Je propose que nous prenions 30 milliards de dollars sur les fonds remboursés par les banques de Wall Street et que nous les utilisions pour aider les banques de proximité à fournir aux petites entreprises le crédit dont elles ont besoin pour rester à flot", a proposé Barack Obama avant d'annoncer une série de mesures complémentaires d'aide aux classes moyennes. Selon lui, ce plan de soutien à l'économie devraient permettre la création de 1,5 million d'emplois supplémentaires en 2010.

Quid du déficit ?

Alors que les Etats-Unis ont accusé un déficit record de près de 1.416 milliards de dollars en 2009, Barack Obama a annoncé qu'il allait créer par décret une commission chargée de résorber le déficit budgétaire.

Il a aussi confirmé qu'à partir de 2011, les dépenses autres que celles relatives à la sécurité nationale, aux retraites et aux assurances sociales seraient gelées, mais ce gel ne devrait faire économiser que 250 milliards de dollars en 10 ans.

En attendant, le Congrès prévoit un nouveau déficit budgétaire énorme (près de 1.350 milliards de dollars) pour l'exercice en cours, qui s'achèvera fin septembre.