L'Egypte sous tension

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L'Egypte sous tension
@ REUTERS
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Quatre personnes, trois manifestants et un policier, ont été tuées au Caire et à Suez.

La "journée de colère", organisée par des opposants au régime du président Hosni Moubarak, s’est achevée dans le sang mardi, en Egypte, alors que plusieurs manifestations avaient été organisées dans tout le pays. Quatre victimes au moins ont été recensées.

A Suez, trois manifestants ont été tués à la suite d’affrontements avec les forces de l’ordre. Au Caire, c’est un policier qui est mort après avoir été battu lors d'une manifestation dans le centre de la capitale égyptienne.

"Moubarak dégage"

Hosni Moubarak, 82 ans, est au pouvoir depuis 30 ans en Egypte. Un régime synonyme de pauvreté et de répression pour de nombreux Egyptiens. Les manifestants, au slogan de "Moubarak dégage", espèrent obtenir son départ, en s’inspirant de l’exemple donné par la révolution en Tunisie qui a chassé le président Ben Ali. Certains manifestants ont d’ailleurs repris des slogans tunisiens, comme "Pain, Liberté, Dignité".

L'idée d'une "journée de colère" avait notamment été relayée au cours des derniers jours sur les réseaux communautaires. Sur Facebook, plus de 90.000 personnes s'étaient ainsi déclarées prêtes à manifester. Mardi soir, le site de micro-blogging Twitter était inaccessible depuis l'Egypte.

Les Etats-Unis appellent à la retenue

Les Etats-Unis ont exhorté toutes les parties à la retenue en Egypte après des affrontements entre les forces de sécurité et des manifestants réclamant le départ du président Hosni Moubarak. Le gouvernement égyptien est stable et s'efforce de répondre aux besoins de la population, a déclaré la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton.

"Le gouvernement égyptien a une occasion importante de répondre aux aspirations du peuple égyptien et de poursuivre les réformes politiques, économiques et sociales qui peuvent améliorer la vie et permettre à l'Egypte de prospérer", a renchéri la Maison blanche dans un communiqué.

Les manifestations en Egypte reflètent les aspirations de la population en faveur du "changement politique" et constituent un "signal" après les événements en Tunisie, a estimé pour sa part mercredi la porte-parole de Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne

>> Retrouvez notre dossier spécial "La Tunisie après Ben Ali"