L'ambassadeur de France a rencontré Clotilde Reiss

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L'ambassadeur de France a rencontré Clotilde Reiss
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Bernard Poletti a pu s’entretenir pendant 40 minutes, jeudi, avec la Française détenue en Iran depuis le 1er juillet pour espionnage.

La rencontre a duré 40 minutes, une durée jugée "plutôt longue", de source diplomatique. Jeudi matin, l’ambassadeur de France à Téhéran a pu rendre visite à Clotilde Reiss, la jeune chercheuse française de 23 ans détenue depuis le 1er juillet en Iran.

"Clotilde a été interrogée mais pas maltraitée", a affirmé une source diplomatique. "Elle a une forte personnalité et elle parle farsi couramment".

"Elle était en bonne condition, mais elle était préoccupée par ce qu'il va se passer par la suite", a précisé une autre source diplomatique, qui ajoute que "l'ambassadeur lui a remis des messages de sa famille". La rencontre s'est déroulée à la prison d'Evine, dans le nord de Téhéran, où était détenue la jeune femme, lectrice en français à l'université d'Ispahan.

Eric Chevallier, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, relate la rencontre au micro Europe 1 de Camille Langlade :



L'arrestation de la jeune femme a été confirmée pour la première fois, jeudi, par un responsable du ministère iranien des Affaires étrangères. "Elle a été arrêtée pour être interrogée après les récents troubles" ayant suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad à la présidentielle du 12 juin. Le chef de la diplomatie Manouchehr "Mottaki a parlé de cette question avec son homologue français Bernard Kouchner et lui a dit que le ministère des Affaires étrangères tenterait d'avoir une influence positive dans cette affaire".

Nicolas Sarkozy avait réclamé mercredi, en marge du G8, la libération "sur le champ" de la jeune femme. Le premier ministre britannique Gordon Brown a fait affirmé jeudi que l'arrestation de l'universitaire française était "complètement inacceptable" et assuré que la Grande-Bretagne ferait "tout ce qu'elle pourrait pour aider à obtenir sa libération". Bernard Kouchner a admis que cet épisode était "sans aucun doute" signe de tension entre la France et l'Iran.