L'agent double était saoudo-britannique

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L'agent double était saoudo-britannique
Le Saoudien, qui possédait un passeport britannique, devait faire sauter une bombe dans un avion à destination des États-Unis. Mais il était devenu la taupe des services secrets saoudiens, a qui il a remis l'engin explosif.@ Reuters
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Le Saoudien qui a permis de déjouer un attentat d’Al-Qaïda possédait un passeport britannique.

Il a vécu au Royaume-Uni, possède un passeport britannique et avait été "retourné" par les services secrets saoudiens. On en sait maintenant davantage sur l’agent double qui a permis de déjouer un attentat contre un avion à destination des États-Unis, en s’enfuyant avec la bombe qu’il devait lui-même faire sauter.

"Retourné il y a un an"

Ce Saoudien aurait vécu plusieurs années au Royaume-Uni avant de devenir un sympathisant djihadiste, selon CNN. Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) aurait apprécié son profil car en possédant un passeport britannique - une information que le ministère des Affaires étrangères britannique n'a pas souhaité commenter -, il pouvait embarquer sur un avion à destination des États-Unis sans visa.

Mais il était aussi une cible privilégiée pour les services secrets saoudiens, qui l’auraient "retourné" il y a un an. Devenu leur taupe, c’est donc lui qui les a prévenus, il y a trois mois, lorsqu’il a eu vent d’un projet d’attentat dans un avion à destination des États-Unis.

Slip piégé

L’agent double s’était alors porté volontaire pour mener cet attentat-suicide. Il avait suivi à ces fins un entraînement spécifique, pour apprendre notamment à "passer les contrôles de sécurité" ou à "bien se comporter" à l’aéroport, rapporte CNN.

Mais il s’est en fait enfui avec la bombe – un "slip piégé" – qu’il a remis aux officiers traitants, et fourni des renseignements qui ont permis dimanche aux Américains d’éliminer dans un raid aérien au Yémen un haut responsable d’Al-Qaïda, Fahd al-Quso.

Désormais, "l’homme a quitté le Moyen-Orient et sa famille est en sécurité", assure Mustafa Alani, du think tank Gulf Research Center, cité par CNN.