Kirghizstan : deuil national après le crash d'un avion-cargo turc

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Kirghizstan : deuil national après le crash d'un avion-cargo turc
Le bilan de 38 morts pourrait s'alourdir car les secours poursuivaient mardi la recherche des corps dans le village de Datcha-Souou.@ VYACHESLAV OSELEDKO / AFP
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Au lendemain du crash qui a fait 38 morts, les drapeaux sont en berne au Kirghizstan et des prières sont prononcées dans les mosquées.

Le Kirghizstan observait mardi une journée de deuil national, au lendemain du crash d'un Boeing 747 cargo turc sur des habitations près de l'aéroport de Bichkek qui a fait au moins 38 morts.

Prière dans les mosquées. Alors que les recherches des victimes se poursuivaient dans les débris du village dévasté, les drapeaux ont été mis en berne sur les bâtiments publics à travers cette ex-république soviétique d'Asie centrale et une prière pour les défunts a été prononcée dans toutes les mosquées du pays à majorité musulmane.

Recherche d'éventuelles victimes. Le Boeing 747 de la compagnie turque ACT Airlines, qui reliait Hong Kong et Istanbul et devait faire escale à Bichkek, s'est écrasé lundi au petit matin sur le village de Datcha-Souou lors de son atterrissage par un épais brouillard à l'aéroport de Manas. Les autorités avaient décompté lundi 37 morts, parmi lesquels trois pilotes de l'avion et des habitants locaux. Mardi matin, le corps du quatrième pilote a été retrouvé, portant le bilan à 38 morts, selon le premier vice-Premier ministre kirghiz Moukhametkali Aboulgaziev. "Il n'est pas clair combien de personnes restent encore sous les débris", a déclaré Moukhametkali Aboulgaziev. "Certains disent que 50 personnes habitaient à Datcha-Souou. Donc, les recherches d'éventuelles victimes se poursuivent", a-t-il précisé.

Pas de traces d'explosifs. Selon les premières conclusions, le crash a été causé par une erreur de pilotage, ont affirmé les autorités kirghizes en assurant que la visibilité à l'aéroport de Manas à Bichkek était suffisante pour l'atterrissage malgré le brouillard. De son côté, le ministère de l'Intérieur a assuré qu'"aucune trace d'explosifs" n'avait été découverte sur les lieux du crash.