Kim célèbre la capacité de la Corée du Nord à frapper les bases américaines du Pacifique

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Kim célèbre la capacité de la Corée du Nord à frapper les bases américaines du Pacifique
Le dirigeant nord-coréen.@ KNS / KCNA / AFP
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Les représentants des pays membres du Conseil de Sécurité de l'ONU se sont rassemblés afin de répondre à cette nouvelle menace.

Le dirigeant de la Corée du Nord Kim Jong-un a célébré l'essai réussi d'un puissant nouveau missile d'une portée susceptible d'atteindre des bases américaines du Pacifique, tandis que le Conseil de sécurité de l'ONU discutait de sa riposte.

"Grand événement". Kim Jong-un, qui a personnellement supervisé le tir de deux missiles Musudan mercredi, l'a présenté comme un "grand événement" renforçant la capacité de frappe nucléaire préventive de son pays, selon l'agence de presse nord-coréenne KCNA. La Corée du Nord a tiré deux missiles Musudan qui, théoriquement, menacent la Corée du Sud, le Japon et les bases américaines de l'île de Guam.

"Nous avons la capacité certaine d'attaquer d'une manière globale et concrète les Américains sur le théâtre d'opérations du Pacifique", a affirmé Kim Jong-un, cité par l'agence nord-coréenne. Le succès de cet essai "a marqué une occasion importante de renforcer encore la force de frappe nucléaire offensive de notre Etat". Après quatre tentatives infructueuses cette année, les Musudan tirés mercredi semblent avoir volé sur des distances nettement plus importantes.

L'ONU prépare "un message de fermeté". Ces essais ont été largement condamnés par les capitales étrangères et, à la demande de Washington et Tokyo, les ambassadeurs des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont mené des consultations à huis clos. L'ambassadeur adjoint de la France auprès de l'ONU, Alexis Lamek, dont le pays préside actuellement le Conseil, a noté mercredi "une très grande convergence de vues" parmi ses membres. Ils ont unanimement estimé que ces tirs étaient une "violation de toutes les résolutions du Conseil de sécurité", a-t-il déclaré à l'issue des consultations. Une déclaration formelle qui "devrait reprendre ce message de fermeté" pourrait selon lui être adoptée dans les prochains jours.