Karzaï aurait un "goût" pour la drogue

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Karzaï aurait un "goût" pour la drogue
@ REUTERS
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Cette accusation visant le président afghan est venue d’un ex-responsable de l’ONU.

Le ton monte depuis plusieurs jours déjà entre le président afghan et la communauté internationale. C’est la violence dans les propos d’Hamid Karzaï qui a intrigué les journalistes de la chaîne MSNBC. Pour comprendre, ils ont invité sur leur plateau Peter Galbraith, un ancien responsable de l’ONU. Qui a lancé de but en blanc cette explication : Hamid Karzaï serait drogué.

Le président afghan "est coutumier des diatribes, il peut être très émotif, impulsif. En fait, des personnes proches du palais présidentiel disent qu'il a un certain goût pour l'un des produits d'exportation les plus rentables de l'Afghanistan", a glissé Peter Galbraith. En se gardant toutefois de citer directement l’opium dont l’Afghanistan est bien le premier producteur au monde.

En l’espace de quatre jours, le président afghan s’en est pris à deux reprises aux Occidentaux, sur fond de contestation de sa réélection. Selon le Wall Street Journal dimanche, Hamid Karzaï a déclaré, lors d'une réunion privée, que les talibans pourraient devenir un mouvement de résistance légitime si les Etats-Unis continuaient de se mêler des affaires afghanes. "Si vous et la communauté internationale continuez de me mettre sous pression, je vous jure que je vais rejoindre les talibans", aurait-il même ajouté.

"Au départ, les attaques [d’Hamid Karzaï, NDLR] étaient presque amusantes", a expliqué Peter Galbraith sur MSNBC. Avant de mettre en doute "l'équilibre mental" du président afghan. Peter Galbraith a lui-même été congédié par l’ONU alors qu’il était en conflit avec les autorités afghanes.

La Maison-Blanche a qualifié de "scandaleuses" les insinuations autour d'Hamid Karzaï. Mais les Etats-Unis avaient aussi condamné quelques heures plus tôt les dernières déclarations du président afghan : "Ces remarques posent problème et la substance de ces critiques n'est tout simplement pas vraie", avait déclaré lundi le porte-parole de la Maison-Blanche.