Julian Assange reste en prison
Julian Assange, le fondateur du site Wikileaks, qui a rendu public de nombreux documents militaires confidentiels sur les conflits en Irak et en Afghanistan. © REUTERS/WIKILEAKS

La justice britannique a ordonné mardi sa libération sous caution, mais la Suède fait appel.

Nouveau rebondissement dans l'affaire WikiLeaks. Alors que la justice britannique a ordonné, mardi, la libération sous caution de Julian Assange, les autorités suédoises ont décidé de faire appel de cette décision. L'Australien reste donc en prison pour le moment.

Le fondateur du site internet WikiLeaks, qui avait été arrêté le 7 décembre à Londres dans une affaire de viol présumé en Suède. Julian Assange s’était présenté de lui-même dans un commissariat londonien. L'affaire a été renvoyée au 11 janvier prochain.

Sa libération était conditionnée au versement d'une caution de 240.000 livres (282.000 euros) et au port d'un bracelet électronique. Il devait être assigné à résidence à Londres et respecter un couvre-feu.

Assange se défend

Agé de 39 ans, Julian Assange est accusé de "viol, d'agression sexuelle et de coercition" à l'encontre de deux femmes en Suède, des faits qui se seraient déroulés en août 2010. Il a mené depuis des mois une vie de fugitif et s'est efforcé de masquer ses traces. Il a passé plusieurs semaines dans le sud de l'Angleterre, selon les médias locaux.

Le fondateur de WikiLeaks s'était défendu, quelques jours avant son arrestation, sur Twitter des faits qui lui sont reprochés. Julian Assange avait assuré que "les charges sont sans fondement et le fait qu'elles sortent en ce moment est profondément perturbant".