JMJ : manifestations, un photographe blessé

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JMJ : manifestations, un photographe blessé
@ Reuters
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Les manifestants protestaient contre le coût de la visite du pape et des JMJ.

La police de Rio Janeiro a dispersé lundi soir avec des gaz lacrymogènes des manifestants en marge de la réunion du pape François avec la présidente Dilma Rousseff et un photographe de l'AFP a été blessé au cours des affrontements.

>> PHOTO - Le pape est à Rio pour les JMJ

Les manifestants repondaient à l'appel du groupe Anonymous de Rio contre les 53 millions de dollars (40 millions d'euros) que coûte la visite du pape et les JMJ aux contribuables brésiliens. Des centaines de personnes courraient dans toutes les directions à proximité du palais où siège le gouvernement de Rio de Janeiro. Un policier a déclaré à l'AFP que les manifestants ont été dispersés après qu'un cocktail Molotov a été lancé en direction des forces de l'ordre. Au moins un manifestant qui portait un masque blanc d'Anonymous a été arrêté.

Le pape François était déjà parti en direction du centre d'étude de Sumaré dans les hauteurs de Rio où il est logé durant son séjour, quand les affrontements violents ont commencé. "Cela ne sert à rien de réprimer, ce gouvernement va chuter", ont crié les manifestants en fuyant la police. Les commerces et les bars à proximité ont rapidement baissé leur rideaux de fer alors qu'un important dispositif policier a été déployé sur place avec notamment le bataillon de choc à moto.

Un photographe de l'AFP, Yasuyoshi Chiba, a été blessé d'un coup de matraque à la tête par un policier, selon son propre témoignage. Après l'incident, Chiba, 42 ans, a été hospitalisé et a reçu trois points de suture avant de rentrer chez lui en fin de soirée. Le médecin lui a accordé deux jours d'arrêt de travail.

"J'ai vu un manifestant tomber par terre", raconte le photographe. "Les policiers l'ont attrapé pour l'emmener. J'ai pris des photos de la scène et j'ai été brusquement poussé par d'autres policiers", a raconté Chiba. "Alors, j'ai levé les bras avec mon appareil photo pour montrer que j'étais photographe et pacifique. C'est alors qu'un policier en uniforme m'a frappé avec sa matraque sur la tête." Le photographe de l'AFP s'est rendu compte quelque instants plus tard qu'il saignait abondemment.