Jets de pierres contre le roi de Jordanie

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Jets de pierres contre le roi de Jordanie
Le convoi du roi de Jordanie a été pris à partie par des jeunes. Ce que dément le gouvernement.@ REUTERS
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Son convoi a été attaqué lors d’une visite lundi. L’information a été démentie officiellement.

Le convoi du roi Abdallah II de Jordanie a été attaqué lundi à coups de pierres et de bouteilles vides par un groupe de jeunes. C’est ce qu’a indiqué une source au sein du service de sécurité. Le monarque se rendait dans la ville de Tafileh, dans le sud du pays. "Environ 60 personnes ont lancé des pierres sur les policiers, en blessant 25, dont un gravement", a ajouté une autre source sécuritaire, un membre du palais royal.

Cette attaque a été aussitôt été contredite par le porte-parole du gouvernement jordanien. Il a parlé "d'une dispute entre la police et des gens qui voulaient saluer le roi".

La Jordanie sous le feu des critiques

Reste que la famille royale, traditionnellement respectée par les Jordaniens, est depuis février la cible de critiques régulières, sur fond d'accusations de corruption démenties par le palais royal. La Jordanie est secouée par un mouvement de protestation réclamant des réformes à la fois politiques et économiques. Les protestataires au régime actuel demandent la fin de la corruption. Ces protestations n'ont toutefois aucune mesure avec celles qui ont secoué en janvier et février l'Egypte proche, et encore moins avec le mouvement réprimé dans le sang en Syrie voisine.

L’opposition ne croit pas au discours d’Abdallah II

Dimanche soir, dans un discours télévisé marquant le douzième anniversaire de son accession au trône, le roi Abdallah II a réaffirmé sa volonté d'introduire des réformes démocratiques. Le monarque a apporté son soutien à un projet de réforme de la loi électorale qui permettra "un processus électoral équitable (...) qui mènera à la formation de gouvernements basés sur une majorité parlementaire".

L'opposition islamique réclame que les gouvernements en Jordanie soient formés par le chef du parti ayant obtenu une majorité au Parlement, au lieu d'être désignés par le roi comme le stipule la Constitution. Mais elle ne voit dans son discours que des vagues promesses.

"Il n'y avait rien de neuf dans le discours. Le roi a exprimé des espoirs, comme nous l'avons déjà entendu plusieurs fois dans le passé. Mais il n'a pas précisé les modalités d'applications et rien ne garantit que ces idées verront le jour", a déclaré lundi Zaki Bani Rsheid, chef du bureau politique du puissant Front de l'Action Islamique.