Jérusalem : "On ne construit pas la paix sur des mensonges", estime Joël Mergui

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Sur Europe 1, le président du Consistoire central israélite de France a estimé jeudi que Donald Trump avait rétabli "une vérité historique" en reconnaissant Jérusalem comme capitale d'Israël.

INTERVIEW

Tout comme le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), le Consistoire israélite appelle mercredi Emmanuel Macron à reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, à l'instar de son homologue américain Donald Trump. "Cette question n'est pas que politique, et c'est pour cela que nous prenons parti depuis très longtemps", défend jeudi son président Joël Mergui sur Europe 1.

"Une vérité historique". "Donald Trump a redit une vérité historique : Jérusalem, c'est la capitale spirituelle du peuple juif", argue le responsable religieux dans Hondelatte informe. "Ces dernières années, nous avons vécu une nouvelle bataille dans le monde : la volonté de dissocier l'histoire de Jérusalem du peuple juif. Et ça ce n'est pas possible, ce n'est pas tolérable", accuse-t-il. "On ne construit pas la paix sur des mensonges".

Entendu sur Europe 1
C'est curieux qu'au moment où ça devient la capitale d'Israël, le monde entier ait envie de la récupérer et de la partager

"On part de cette base et après on négocie". Mercredi, Emmanuel Macron a qualifié de "regrettable" la décision du président américain, et rappelé par ailleurs "l'attachement de la France et de l'Europe à la solution de deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité dans des frontières internationalement reconnues, avec Jérusalem comme capitale des deux États". Mais pour Joël Mergui, la proclamation officielle de Jérusalem comme capitale est le point de départ de toute discussion. "On part de cette base et après on négocie", insiste-t-il.

Et le président du Consistoire israélite de noter qu'"entre 1948 et 1967, aucun chef d'État arabe n'est allé en visite à Jérusalem. Il y avait un désintérêt total sur Jérusalem-Est. C'est curieux qu'au moment où ça devient la capitale d'Israël, le monde entier ait envie de la récupérer et de la partager". L'initiative de Donald Trump suscite néanmoins la réprobation dans le monde entier, à la veille d'une réunion en urgence du conseil de sécurité de l'ONU.