Japon : vers un redémarrage des réacteurs ?

  • A
  • A
Japon : vers un redémarrage des réacteurs ?
@ MAXPPP
Partagez sur :

Les conservateurs, favorables à la relance des centrales nucléaires, ont remporté les législatives.

>> L’ACTU. Plus de 100 millions de Japonais étaient appelé à élire 480 députés, qui à leur tour choisiront le nouveau Premier ministre d'une nation vieillissante, en récession économique et diplomatiquement aphone.

Un parti pour le redémarrage des centrales. Déçus par trois ans de pouvoir du centre-gauche, les Japonais ont plébiscité, dimanche, le Parti Libéral-Démocrate de Shinzo Abe, probable futur Premier ministre. Ce dernier souhaite voir redémarrer des réacteurs nucléaires malgré le traumatisme causé par l'accident de Fukushima de mars 2011.

16.12-abe-Shinzo

Shinzo Abe, alias le faucon. Connu comme un "faucon" en politique étrangère et ancien Premier ministre (2006-2007), Shinzo Abe s'est voulu prudent dans ses engagements et les Japonais, lassés de l'instabilité chronique (six Premiers ministres en six ans), ont surtout adressé un "carton rouge" au Parti démocrate japonais (PDJ) pour son alternance ratée sans voter avec enthousiasme pour le PLD.

Un période de conflit avec la Chine. Face à une Chine en plein boom qui conteste au Japon la souveraineté sur des îles de mer de Chine orientale, les conservateurs ont accusé de mollesse les dirigeants du Parti démocrate japonais (PDJ) et promis plus de fermeté, ainsi qu'un renforcement de l'alliance avec les Etats-Unis. Avant même la victoire annoncée de Shinzo Abe, l'agence officielle Chine nouvelle a dit s'inquiéter de "messages troublants" de formations plaidant pour l'intransigeance à l'égard de Pékin.

La relance des centrales. Presque deux ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le PLD a aussi promis d'étudier au cas par cas la relance des réacteurs suspendus (48 sur les 50 du pays), et de relancer ceux qui offrent les garanties de sécurité, alors que le PDJ proposait de sortir carrément du nucléaire d'ici aux années 2030. "Il est temps de mettre fin à la confusion et au marasme de trois ans et trois mois", a souligné Shinzo Abe samedi.