Japon : une loi pour que les salariés prennent enfin leurs congés

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Japon : une loi pour que les salariés prennent enfin leurs congés
@ KAZUHIRO NOGI / AFP
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Les Japonais rechignent tellement à prendre leurs congés que le gouvernement entend légiférer sur la question. 

Quand certains rêvent de rallonger leurs congés, les travailleurs japonais, eux, rechignent à les prendre. Le phénomène est tel que le gouvernement entend légiférer pour régler le problème. Objectif : obliger les travailleurs compulsifs à prendre au moins cinq jours de congés payés par an. Ce qui ne correspond qu'à un quart des vacances auxquelles ils ont droit, mais que certains n'utilisent pas du tout aujourd'hui.

"Karoshi", le décès par surmenage au travail. Actuellement, les salariés japonais sont gratifiés de 20 jours de congés payés par an - un total valable pour une personne ayant au moins six ans et demi d'ancienneté. Mais dans la réalité, seulement moins de la moitié sont effectivement pris. Certains salariés n'utilisent par ailleurs aucune des journées de repos rétribuées,entraînant parfois un excès de travail, qui peut aboutir à des décès par surmenage. Symbole de l'ampleur du problème, ces morts ont un même un terme spécifique en langue japonaise : "karoshi".

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Des excès sans hausse de productivité. Sur l'Archipel, une partie des travailleurs se contentent en effet des 15 jours fériés par an. Les Japonais, réputés comme étant des besogneux, rechigneraient à s'absenter de leur entreprise par sentiment de culpabilité. Toutefois, leur productivité est souvent qualifiée de faible par les observateurs extérieurs. Ces derniers estiment que cela explique en partie des lacunes de compétitivité des firmes japonaises.

Cette proposition d'inscrire dans le code du travail un minimum obligatoire devrait être formulée lors d'une réunion d'un comité ad hoc du ministère de la Santé vendredi.  Elle n'entrerait en vigueur que l'an prochain, si tout va bien. La nouvelle disposition ne concernerait que les employés ayant droit à 10 jours au moins de congés payés annuels, ce qui n'est pas forcément le cas de personnes œuvrant à temps partiel.

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