"J'ai envie de tuer" : un tueur en série brésilien passe aux aveux

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"J'ai envie de tuer" : un tueur en série brésilien passe aux aveux
@ REUTERS
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BRÉSIL - Après ses aveux détaillés, Thiago Henrique Gomez da Rocha a expliqué être toujours animé par des pulsions meurtrières.

L’info. "J'ai envie de tuer". Un tueur en série brésilien présumé a avoué, en garde à vue, avoir tué 39 personnes "de rage". Interpellé le 14 octobre, l'homme a assuré qu'il avait toujours des pulsions meurtrières.

Des meurtres pour expier "une rage". Thiago Henrique Gomez da Rocha avait été arrêté après 70 jours d'enquête. Quelques jours après son interpellation, il avait reconnu les meurtres de 39 personnes depuis 2011. Parmi ses victimes, 16 femmes, des homosexuels, ou encore des sans domicile fixe.

Lors de ses aveux, il avait fourni un maximum de détails. Il a expliqué aux enquêteurs qu'il ne connaissait pas ses victimes, et "sentait une rage de tout". Une colère qui ne passait qu'en commettant plus de meurtres. Il raconte qu’il avait ensuite des remords, avant de ressentir cette rage, le poussant à tuer à nouveau.

La police le présente comme "extrêmement dangereux". Le jeune homme, un agent de sécurité de 26 ans, a assuré n'être en possession que d'une seule arme à feu. Des expertises balistiques ont confirmé qu'elle avait servi dans au moins six des assassinats que Thiago Henrique Gomez da Rocha a avoués. La police a depuis recueilli des images de caméras de sécurité ayant filmé certains de ses meurtres, ainsi que des témoignages de personnes ayant reconnu la moto du tueur. L'enquête va à présent tenter de déterminer le profil psychologique du jeune homme, présenté par la police comme "extrêmement dangereux".

Placé à l'isolement. En garde à vue, le jeune homme a confié qu’il était encore animé par des pulsions meurtrières. A tel point que Thiago Henrique Gomez da Rocha "a demandé s'il serait pénalement poursuivi s'il tuait un détenu" une fois transféré en prison, a indiqué un commissaire de police. Le jeune homme a donc été placé à l'isolement, dans une cellule du commissariat de Goiania, la capitale de l'Etat de Goiais, dans le centre du Brésil.

Un détenu suicidaire. Un détenu au comportement étrange, raconte un policier. Le meurtrier présumé réclame des dizaines de revues qu'il lit à voix haute et à toute vitesse, demande qu'on lui apporte de l'alcool, ou exige encore en permanence du fil dentaire. Il "répond avec un rire sarcastique quand on lui demande s'il compte s'en servir pour se suicider", comme il a déjà tenté de le faire en s'ouvrant les veines après son arrestation, selon le policier.