Italie : Napolitano reste président

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Italie : Napolitano reste président
@ REUTERS
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Le président italien a exclu samedi de démissionner, une hypothèse un temps évoquée.

L'INFO. Giorgio Napolitano ne raccourcira pas son mandat prévu pour s'achever le 15 mai prochain. Le président italien, âgé de 87 ans, a rejeté toute possibilité de démissionner avant la fin de son mandat. Il se dit déterminé à "prendre des initiatives jusqu'au dernier jour pour débloquer" la situation d'impasse politique dans laquelle se trouve son pays.

Il charge deux groupes de chercher une solution. Après avoir écarté toute idée d'abandon du pouvoir, Giorgio Napolitano a annoncé avoir décidé de charger "deux groupes restreints de personnalités différentes" de chercher une solution et de doter l'Italie d'un gouvernement, un mois après les législatives. Il n'a pas précisé si ces personnalités seraient des figures neutres et issues des institutions ou des dirigeants de formations politiques, appréciés par les autres. Leurs noms seront rendus publics dans l'après-midi.

Leur rôle : trouver des solutions. Une fois nommées, ces personnalités devront "formuler des propositions de programme précises pouvant être partagées" par les forces politiques en vue de la formation d'un gouvernement à la fois sur les questions institutionnelles (réforme de la loi électorale) et économico-sociales (sur la gestion financière du pays).

Un message rassurant envoyé aux partenaires. Bien que le pays traverse une crise politique, le président italien tente de rassurer les partenaires étrangers. "Le gouvernement bien que démissionnaire reste en charge et il n'a pas été mis en minorité au Parlement", a affirmé le président Napolitano, très respecté en Italie. L'exécutif de l'ex-commissaire européen Mario Monti "est sur le point d'adopter des mesures urgentes pour l'économie, en accord avec l'Union européenne et ce avec la contribution essentielle du nouveau Parlement" constitué à la mi-mars, a-t-il ajouté.

Mais l'impasse demeure. Si le nouveau président finalement élu décidait de dissoudre le Parlement, de nouvelles élections devraient être organisées dans un délai de 45 à 70 jours, soit au plus tard début août. Des sondages suggèrent que Silvio Berlusconi poursuit sa remontée dans l'opinion, de quoi l'inciter à parier sur des élections rapides, même si un nouveau scrutin sans modification de la loi électorale risquerait d'aboutir encore à une impasse.