Italie : le nouveau chef du gouvernement Giuseppe Conte a prêté serment

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Italie : le nouveau chef du gouvernement Giuseppe Conte a prêté serment
Le nouveau chef du gouvernement italien a prêté serment vendredi devant le président de la République Sergio Mattarella.@ AFP
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Juriste de formation et novice en politique, Giuseppe Conte a prêté serment vendredi après avoir présenté un nouveau gouvernement jeudi. 

Le nouveau chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a prêté serment vendredi après-midi sur la Constitution, devant le président de la République Sergio Mattarella.

Les deux vice-Premiers ministres, Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 Etoiles (M5S antisystème) et Matteo Salvini, patron de la Ligue (extrême droite) ont prêté serment après lui, suivis des autres membres du gouvernement.

"Je jure d'être fidèle à la République". "Je jure d'être fidèle à la République, d'en respecter loyalement la Constitution et les lois et d'exercer mes fonctions dans l'intérêt exclusif de la nation", a proclamé chaque membre du gouvernement devant Sergio Mattarella. Une fois la cérémonie terminée, le nouveau gouvernement doit se rendre à la présidence du Conseil des ministres, où se déroulera la passation de pouvoirs entre le Premier ministre sortant, Paolo Gentiloni, et Giuseppe Conte.

Passation de pouvoirs. Le chef du gouvernement italien sortant Paolo Gentiloni a symboliquement remis vendredi après-midi au nouveau Premier ministre Giuseppe Conte la clochette utilisée pour marquer le début des réunions du conseil des ministres. Sous le crépitement des flashs et avec un grand sourire, Paolo Gentiloni a fait sonner la clochette avant de la remettre à Giuseppe Conte. Cette cérémonie marque officiellement la passation de pouvoirs entre le gouvernement sortant et le nouveau. Après cela, le nouveau gouvernement de M. Conte a les pleins pouvoirs en Italie. Il lui restera à obtenir la confiance des deux chambres, lors de deux votes probablement en début de semaine prochaine.

"Remonter la pente ces cinq dernières années comme l'a fait l'Italie, n'est pas simple, cela réclame de la persévérance, de la constance et du sacrifice. Pour gâcher cela, il n'y a pas besoin de cinq ans, parfois quelques mois voire quelques semaines suffisent", avait déclaré Paolo Gentiloni il y a une semaine en faisant ses adieux au personnel de Palazzo Chigi, siège de la présidence du Conseil des ministres.