Israël rejette l'enquête internationale

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Israël rejette l'enquête internationale
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L'État Hébreu est contre l'idée d'une enquête internationale après l'assaut donné contre la flottille.

L'Etat juif est très sceptique sur l'idée d'une commission d'enquête internationale sur l'arraisonnement par des commandos israéliens de la flottille humanitaire pour la bande de Gaza. Sous l'égide du premier ministre Benjamin Netanyahu, les sept ministres israéliens les plus importants ont débattu dimanche soir d'une possible enquête internationale, sans préciser si des décisions concrètes avaient été prises.

Israël semble néanmoins refuser une telle possibilité, comme l'a indiqué l'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis sur Fox News : "nous rejetons une commission internationale. Nous sommes en discussion avec l'administration Obama de manière à ce que notre enquête ait lieu".

Nicolas Sarkozy a "invité" dimanche le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à accepter "une enquête crédible et impartiale" sur l'intervention israélienne contre la "Flottille de la liberté", enquête à laquelle la France est prête à "participer", selon l'Elysée.

L'ONU propose une enquête internationale

Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, a proposé une enquête internationale sur l'opération israélienne, survenue le 31 mai dans les eaux internationales et qui a fait neuf victimes civiles, toutes turques. Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a voté mercredi une résolution pour une "mission d'enquête internationale" afin de comprendre les causes et les circonstances de l'assaut israélien contre la flottille de Gaza.

Cette résolution a été approuvée par 32 des 47 membres du Conseil. Trois pays se sont prononcés contre, dont les Etats-Unis. Mardi, le chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, s'était prononcé en faveur d'une enquête israélienne. L'Union européenne a, quant à elle, voté en ordre dispersé, la France et le Royaume Uni ayant choisi de s'abstenir.

L’État hébreu a immédiatement rejeté cette demande, arguant que l’instance n’avait aucune "autorité morale".

L'UE prête à contrôler les navires pour Gaza

Les ministres des Affaires étrangères britannique et français, qui se sont rencontré dimanche, ont proposé que l'Union européenne joue un rôle d'intermédiaire.

"Nous pouvons très bien contrôler la cargaison des bateaux qui se dirigent vers Gaza. Nous pouvons le faire, nous souhaitons le faire, nous le ferions très volontiers", a ajouté Bernard Kouchner. "Il faut que l'Union européenne participe plus encore qu'elle ne le fait, pratiquement, politiquement, matériellement, à emprunter plus encore le chemin de la paix", a déclaré Bernard Kouchner.

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