Iran : un leader réformateur hospitalisé après sa grève de la faim

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Iran : un leader réformateur hospitalisé après sa grève de la faim
Mehdi Karoubi avait été candidat à la présidentielle en 2009.@ AFP
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La femme de Mehdi Karoubi avait annoncé mercredi que son mari avait entamé une grève de la faim pour protester contre les mesures punitives dont il fait l'objet.

En résidence surveillée depuis six ans, Mehdi Karoubi, l'une des figures du mouvement réformateur en Iran, a été hospitalisé jeudi, moins de 24 heures après avoir entamé une grève de la faim, a annoncé sa famille à un média local. "Son état de santé s'est détérioré après sa grève de la faim et il a été hospitalisé", a annoncé le site d'informations iranien Sahamnews, proche de la famille Karoubi. Âgé de 79 ans, Mehdi Karoubi refuse toujours de s'alimenter et souffre d'hypertension, a précisé le site. Il a été opéré du coeur un peu plus tôt ce mois-ci.

Il réclame un procès public. La femme de Mehdi Karoubi, Fatemeh, avait annoncé mercredi que son mari avait entamé une grève de la faim pour protester contre les mesures punitives dont il fait l'objet alors qu'il n'est pas formellement inculpé. Sa première demande est le retrait des caméras de surveillance récemment installées dans son domicile ainsi que celui des agents de service de renseignement postés dans le foyer, "des mesures sans précédent pour le régime de la résidence surveillée, que ce soit avant ou après la révolution" islamique de 1979, selon elle. "Sa deuxième demande est un procès public si cette mesure de résidence surveillée se poursuit", avait-elle ajouté. Même s'il ne s'attend pas à un "procès équitable", le leader réformateur veut être jugé publiquement et respectera le verdict, avait-elle insisté.

Ancien candidat à la présidentielle. Mehdi Karoubi avait été candidat à la présidentielle en 2009, tout comme un autre leader réformiste, Mir Hossein Moussavi, élection finalement remportée par le conservateur Mahmoud Ahmadinejad. Les deux hommes avaient été placées en résidence surveillée en 2011 pour leur rôle dans les manifestations qui avaient alors secoué le pays.