Iran : témoignage d'un des derniers journalistes sur place

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Iran : témoignage d'un des derniers journalistes sur place
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Didier François, journaliste d'Europe 1, est l'un des derniers envoyés spéciaux encore à Téhéran. Il évoque ses conditions de travail en Iran.

Les autorités iraniennes ont interdit mardi aux journalistes des médias étrangers de quitter leurs bureaux pour couvrir les manifestations de protestation dans les rues de Téhéran à la suite de l'élection présidentielle contestée du 12 juin.

Didier François, journaliste d'Europe 1, a confirmé mardi que les autorités avaient contacté les journalistes un par un "pour nous dire que nos cartes de presse étaient annulées". "Il nous est absolument interdit de couvrir les manifestations sous peine de bastonnade et d'arrestation", a-t-il ajouté.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé à New York, a accusé les autorités iraniennes de "tenter d'étouffer toute couverture de la contestation". "Cette censure grossière doit cesser immédiatement et tous les journalistes, qu'ils soient étrangers ou nationaux, doivent être autorisés à couvrir les évènements historiques qui se déroulent en Iran", ajoute le CPJ dans un communiqué.

La capitale iranienne est depuis trois jours le théâtre des plus spectaculaires manifestations depuis la révolution islamique qui déposa le chah en 1979.

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