Iran : début du vote à la présidentielle, pour ou contre le sortant Rohani

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Iran : début du vote à la présidentielle, pour ou contre le sortant Rohani
Les électeurs iraniens doivent choisir entre l'ouverture au monde ou la préférence nationale@ BEHROUZ MEHRI / AFP
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Vendredi, 56,4 millions d'électeurs sont appelés à se prononcer en faveur de l'actuel président sortant Hassan Rohani ou du religieux conservateur Ebrahim Raissi.

Les Iraniens ont commencé à voter vendredi à une présidentielle opposant le président modéré sortant Hassan Rohani au religieux conservateur Ebrahim Raissi.

Ouverture ou préférence nationale ? Les bureaux ont ouvert à 05h30 (heure de Paris). Pour ce scrutin auquel 56,4 millions d'électeurs sont appelés aux urnes, le choix, au travers des deux candidats, se fait entre la poursuite de l'ouverture au monde voulue par Rohani et la préférence nationale prônée par Raissi.

"Lorsqu'on accompli une bonne action, on doit le faire le plus tôt possible". L'un des premiers à voter a été le guide suprême Ali Khamenei, qui a appelé ses compatriotes à voter "massivement, le plus tôt possible". "Lorsqu'on accompli une bonne action, on doit le faire le plus tôt possible", a-t-il dit à un journaliste avant de voter à son domicile de Téhéran. "Le destin du pays est entre les mains des Iraniens qui choisissent le chef de l'exécutif", a-t-il ajouté.

Un duel entre deux visions du pays. Deux petits candidats, un réformateur et un conservateur, ont maintenu leur candidature, le premier ayant appelé officiellement à voter pour Hassan Rohani, soutenu par les réformateurs et les modérés. Mais cette présidentielle est en réalité un face-à-face entre Hassan Rohani, 68 ans, et Ebrahim Raissi, un religieux conservateur de 56 ans proche du guide suprême Ali Khamenei qui veut privilégier l'économie nationale.

Un contexte international tendu. Elle se tient deux jours après la décision américaine de renouveler l'allègement des sanctions contre l'Iran, conformément à l'accord nucléaire de 2015 entre Téhéran et six grandes puissances, dont les États-Unis. Washington a dans le même temps annoncé d'autres sanctions contre le programme balistique de Téhéran. Le président Rohani, élu en 2013, a consacré la majeure partie de son premier mandat de quatre ans à la négociation de cet accord ayant permis d'entamer l'ouverture économique et politique de son pays.