Irak : qu’attendre de la conférence internationale à Paris ?

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Irak : qu’attendre de la conférence internationale à Paris ?
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RENDEZ-VOUS - Les représentants d'une vingtaine de pays vont se rencontrer, lundi, pour évoquer la lutte contre l'Etat islamique (EI).

L’INFO. Une conférence internationale va se dérouler lundi, à Paris, sur le thème de "la paix et la sécurité" en Irak. Un rendez-vous durant lequel les moyens mis en œuvre pour lutter contre les combattants de l'Etat islamique (EI) seront débattus. Tour d'horizon.



Qui sera présent ? En plus de la France, qui accueille donc l'événement, et de l'Irak, au moins une vingtaine de pays et acteurs régionaux vont s'asseoir à la table des négociations, sans que la liste précise n'ait été dévoilée. Par ailleurs, Fouad Massoum, le président irakien, sera l'invité d'Europe 1, lundi, à 8h20. Il répondra aux questions de Jean-Pierre Elkabbach.

Fouad Massoum président irakien 1280

© Reuters

Quels enjeux ? Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a dressé la liste des objectifs qui seront discutés, lundi. Il s'agira de "prendre une série de dispositions en matière de renseignement et en matière militaire" et de mettre en place des moyens pour "couper les ressources" des djihadistes de l'Etat islamique.

L'occasion aussi d'évoquer dans quelle mesure les différents participants à la prochaine coalition internationale, que le secrétaire d'Etat américain est actuellement en train de s'employer à élargir le plus possible aux nations arabes, pourront se coordonner.

Des réponses au niveau français. François Hollande, au cours de son déplacement vendredi dernier en Irak, n’a pas donné la moindre indication concrète sur la manière dont la France allait participer à cette même coalition. L'armée française s'apprête-t-elle à mener des frappes aériennes ? Le porte-avions Charles de Gaulle va-t-il être mobilisé ? Le chef d'Etat a pour l'heure éludé toutes ces interrogations. Avant de se prononcer, il attend qu'une position politique claire soit établie, ce qui devrait être le cas lors de la conférence de ce lundi.

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L'épineuse question de l'Iran. La participation de la République islamique iranienne à cette conférence a été "évoquée", de l'aveu même des autorités françaises, sans pour autant avoir été officiellement invitée. Mais la présence de Téhéran, qui a accusé samedi Washington de chercher "à violer la souveraineté des Etats" dans sa lutte contre EI, serait une vraie surprise.

Une surprise pas au goût des Etats-Unis, justement. John Kerry s'est dit contre cette éventuelle participation."Personne ne m'a appelé ou ne m'a interrogé à propos de la présence de l'Iran mais je crois que compte tenu des circonstances en ce moment, ce ne serait pas bien", a ainsi déclaré le Secrétaire d'Etat américain.

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De futurs échanges ? Il faut dire que l'Iran, poids lourd chiite de la région, prône aussi une coopération internationale contre l'Etat islamique, mais doute du "sérieux et de la sincérité" de la coalition appelée par les Américains. Nonobstant, ces derniers, s'ils refusent toute coopération militaire avec la République islamique, se sont montrés favorables à des échanges diplomatiques sur ce sujet.