Irak : jusqu'à 20.000 civils pris au piège des combats à Mossoul

"Nous estimons à ce stade qu'il pourrait y avoir jusqu'à 15.000 civils, peut-être même 20.000,".
"Nous estimons à ce stade qu'il pourrait y avoir jusqu'à 15.000 civils, peut-être même 20.000,". © THOMAS COEX / AFP
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avec AFP , modifié à
 "Les conditions dans lesquelles vivent les personnes bloquées dans les petites poches (djihadistes) sont terribles", avec des pénuries de toutes sortes, selon une responsable de l'ONU. 

Jusqu'à 20.000 civils restent pris au piège des combats dans le dernier secteur tenu par les djihadistes dans la vieille ville de Mossoul, que les forces irakiennes tentent de reprendre, a indiqué jeudi une responsable de l'ONU.

Une lutte acharnée. "Nous estimons à ce stade qu'il pourrait y avoir jusqu'à 15.000 civils, peut-être même 20.000, dans les dernières poches de la vieille ville" où sont retranchés les djihadistes, a déclaré à l'AFP Lise Grande, la coordinatrice humanitaire de l'ONU pour l'Irak. Plus de huit mois après le début de l'offensive pour reprendre Mossoul au groupe Etat islamique (EI), ce dernier ne contrôle plus qu'une petite portion de la deuxième ville du pays. Mais la lutte contre l'EI dans son dernier carré, dans l'ouest de la ville, est acharnée et les civils pris au piège sont "en grand danger", a précisé Lise Grande.

Conditions de vie terribles. "Les conditions dans lesquelles vivent les personnes bloquées dans les petites poches (djihadistes) sont terribles", avec des pénuries de toutes sortes, selon elle. Les civils sont pris "dans les bombardements et les échanges de tirs. Les combattants (de l'EI) les ciblent s'ils cherchent à partir", a encore dit Lise Grande. Quelque 700.000 civils ayant fui Mossoul sont toujours déplacés, a-t-elle poursuivi.