Irak : "J’ai le privilège de partager le quotidien des forces spéciales"

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Irak : "J’ai le privilège de partager le quotidien des forces spéciales"
AFP
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VIDÉO - Chaque matin tout au long de l’été, Europe 1 revient sur les grands reportages qui ont marqué la saison de la radio, en compagnie d’un reporter de la rédaction.

SÉRIE ÉTÉ : LES GRANDS REPORTAGES

Au mois d’octobre dernier, alors que le monde entier a les yeux braqué sur l’offensive de l’Etat islamique en Irak, Didier François, grand reporter à Europe1 se rend au Kurdistan irakien, là où des commandos français encadrent depuis deux mois les combattants kurdes. Personne ne le savait jusqu’à ce reportage.

Il raconte :

"J’ai l’immense privilège de partager pendant quelques jours le quotidien de ces opérateurs des forces spéciales, de partager leur bivouac, de les accompagner dans leur mission  et d’être le témoin de cette aide militaire très discrète mais extrêmement efficace puisqu’elle a tout de même permis de porter le premier coup d’arrêt la première défaire à la déferlante djihadiste.

Et en cette matinée du 20 octobre 2014 Didier François nous emmène dans les montages du Kurdistan irakien où - sous les ordres de leurs instructeurs français - les peshmergas kurdes se préparent pour la bataille."


Avec des forces spéciales françaises, pour...par Europe1fr

Neuf mois plus tard, l’Etat islamique n’a toujours pas été battu.

"Son écrasement sera un combat de longue haleine. Ca prendra beaucoup de temps. Surtout que l’idée c’est plutôt d’aider les forces locales à gagner cette guerre mais pas d’aller se battre à leur place. En revanche ce qui est très intéressant, c’est de noter que l’engagement des commandos français marque la fin de la phase de conquête de l’Etat islamique en Irak, sa progression a été brutalement arrêtée en octobre 2014 et elle n’a pas repris depuis. Alors ce n’est pas non plus une déroute.

On est plutôt dans l’usure, dans le grignotage avec des hauts, avec des bas. Mais hors des illusions d’optiques et des effets de propagandes, la réalité, c’est que depuis neuf mois, les djihadistes n’ont fait que reculer."