Daech vit ses dernières heures à Mossoul : "ils se battent jusqu'au bout"

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Les derniers mètres carrés de la vieille ville de Mossoul encore sous le joug du groupe État islamique se reprennent à la grenade. Les djihadistes se battent jusqu'au bout.

REPORTAGE

La libération de Mossoul serait imminente, c'est un général américain qui l'annonce. La deuxième ville d'Irak est contrôlée par le groupe État islamique depuis 2014. La bataille pour reprendre la ville a commencé il y a plus de neuf mois et les derniers djihadistes seraient assiégés dans deux pâtés de maisons, au coeur de la vieille ville.

Dernier quartier à reprendre. C'est l'une des plus grandes batailles contemporaines qui touche à sa fin. Les forces spéciales irakiennes progressent encore dans le dernier quartier de la vieille ville située au bord du Tigre, le fleuve qui coupe Mossoul en deux. "Les djihadistes, nous dit un officier, se sont retranchés dans ce dernier réduit avec au moins plusieurs centaines de civils". C'est ce qui rend cet ultime affrontement très lent et extrêmement difficile. Il n'y a pas ou peu de frappes aériennes pour éviter de toucher ces habitants.

"Ils se battent jusqu'au bout". Dans ces derniers mètres, on se bat à la grenade. Derrière chaque porte, les soldats doivent s'attendre à ce que des combattants de l'État islamique ou leurs femmes actionnent leurs ceintures d'explosifs. La plupart de ces djihadistes sont étrangers. Impossible pour eux de se fondre parmi les Irakiens qui continuent de fuir la vieille ville, amaigris et déshydratés. "Ils se battent jusqu'au bout", raconte un soldat de retour du front. 

Une victoire forte. Pour autant, il ne reste au groupe État islamique que quelques heures tout au plus dans cette ville qu'ils ont investie en quelques jours seulement il y a trois ans. Pour l'Irak, c'est le point d'orgue de la reconquête du pays. Dans toutes les villes, des festivités sont prévues pour célébrer la chute de Mossoul. Cette victoire n'éradiquera complètement ni les djihadistes qui contrôlent encore plusieurs villes d'Irak, ni leur idéologie encore présente. "Mais tout de même, dit un général, en 2014, l'Irak c'était effondré, aujourd'hui nous sommes un pays qui relève la tête".