Incendie d'un club à Bucarest : le bilan s'alourdit

  • A
  • A
Incendie d'un club à Bucarest : le bilan s'alourdit
Partagez sur :

Le bilan de l'incendie qui a ravagé une discothèque à Bucarest le 30 octobre s'est alourdi dimanche à 45 morts, après le décès de quatre blessés, a-t-on appris de sources hospitalières roumaines.

Le bilan de l'incendie qui a ravagé une discothèque à Bucarest le 30 octobre s'est alourdi dimanche à 45 morts, après le décès de quatre blessés, a-t-on appris de sources hospitalières roumaines. 

Le batteur du groupe Goodbye to Gravity décède. Parmi ces quatre personnes figure le batteur du groupe local de hard rock Goodbye to Gravity, qui donnait un concert au moment où l'incendie s'est déclenché. Les deux guitaristes du groupe sont morts au lendemain de l'incendie, tandis que deux autres membres sont toujours hospitalisés dans un état grave.

Les hôpitaux roumains débordés, les blessés transférés. "Les sept jours à venir sont les plus difficiles du point de vue du traitement des blessés", a déclaré samedi le ministre de la Santé. "Nous acceptons toute aide, toute équipe de médecins venus de l'étranger", a-t-il ajouté. Alors que le bilan risque encore de s'alourdir, les médias accusent les autorités d'avoir tardé à lancer les procédures pour transférer une partie des blessés dans des hôpitaux à l'étranger. Selon les médecins, une centaine de blessés sont toujours hospitalisés, dont 44 dans un état critique.

Incarcérations et protestations. Un violent incendie s'était déclenché le 30 octobre dans une boîte de nuit lors d'un spectacle pyrotechnique au cours d'un concert de hard rock. Les premiers éléments de l'enquête ont montré de nombreux manquements aux règles de sécurité, notamment une seule porte ouverte, pas de sorties de secours et des matériaux inflammables utilisés pour l'isolation acoustique. Une dizaine de personnes ont jusqu'ici été placées en détention provisoire, dont les trois patrons de la discothèque, accusés d'homicides involontaires. Ce drame a provoqué un mouvement de protestation inédit dans le pays, et le Premier ministre social démocrate Victor Ponta a démissionné mercredi.