Immigration : des centaines de personnes secourues en Méditerranée

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Immigration : des centaines de personnes secourues en Méditerranée
Trois embarcations ont été sauvées en mer Méditerranée dans la nuit. (illustration)@ STRINGER / AFP
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Des centaines de migrants ont été secourus en mer Méditerranée dans la nuit de lundi à mardi, ont annoncé les garde-côtes italiens.

Deux navires ont secouru dans la nuit de lundi à mardi 255 personnes se trouvant à bord de trois embarcations en Méditerranée, parties de la Libye avant une vague de mauvais temps, ont annoncé les gardes-côtes italiens. L'ONG Proactiva Open Arms a secouru un canot pneumatique à bord duquel se trouvaient 134 personnes, dont sept enfants. Tous ces migrants devaient être transbordés sur le navire Aquarius d'une autre ONG, SOS Méditerranée, avant d'être transportés à Pozzallo, en Sicile.



Des familles avec des enfants. Un navire militaire de l'opération européenne anti-passeur Sophia a de son côté secouru les occupants de deux autres petites embarcations. Ces derniers, près de 230, seront également transbordés à bord de l'Aquarius, a indiqué une porte-parole de SOS Méditerranée qui a précisé que les personnes secourues dans les eaux internationales par Proactiva Open Arms étaient "surtout des familles avec des enfants venant du Pakistan, Bangladesh et de l'Afrique de l'Ouest". "La vie des personnes est en danger en mer et en Libye. Aujourd'hui, en plein hiver, l'urgence absolue est d'aller sauver en mer les centaines de personnes qui continuent de fuir et de les accompagner dans un lieu sûr où ils seront protégés et où leurs droits fondamentaux d'êtres humains seront respectés", a déclaré Sophie Beau, vice-présidente de SOS Méditerranée.



Le prix de la traversée abaissé. Selon le quotidien La Repubblica, les passeurs en Libye ont abaissé, entre autres à cause du mauvais temps en hiver, le prix de la traversée à 400 euros par personne mais cherchent à mettre un maximum de migrants sur les canots pneumatiques. Ces interventions humanitaires se sont produites moins de deux jours après l'appel du pape François à ne pas ignorer le drame des migrants souvent "expulsés de leurs terres" par des dirigeants prêts à "verser du sang innocent". "Personne ne doit sentir qu'il n'a pas sa place sur cette Terre", avait-il dit dans sa traditionnelle homélie de la veillée de Noël.