"Il caso Ruby" au tribunal

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"Il caso Ruby" au tribunal
@ Montage photo Reuters
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Silvio Berlusconi est jugé pour recours à la prostitution sur mineure et abus de fonction.

Sexe, starlettes et billets de banque au menu du tribunal de Milan. "Il caso Ruby" (l’affaire Ruby), du nom de cette jeune prostituée, mineure lors de sa liaison supposée avec Silvio Berlusconi, sera jugé à partir de mercredi en Italie. Sans ses principaux protagonistes puisque le président du Conseil italien et Karima El Mahroug, alias "Ruby la voleuse de coeurs", ont fait savoir qu’ils seraient absents, selon les avocats du Cavaliere.

La tenue du procès restait aussi plus qu’incertaine, mardi soir, après l’adoption d’une motion de la Chambre des députés italiens arguant de l’incompétence du tribunal de Milan. Une énième et ultime tentative pour tenter d'éviter à Silvio Berlusconi d'être jugé ou du moins d’espérer obtenir le renvoi du procès à la fin mai ou au tout début juin. Il reviendra aux juges réunis mercredi de décider éventuellement de le suspendre dans l'attente de l'avis de la plus haute juridiction italienne, la Cour constitutionnelle.

Il risque 15 ans de prison en théorie

Dans cette affaire du Rubygate, le Cavaliere est jugé pour recours à la prostitution sur mineure et abus de fonction. Silvio Berlusconi est accusé d'avoir payé les prestations sexuelles de la voluptueuse Ruby, alors qu'elle était encore mineure. Un délit passible de six mois à trois ans de prison en Italie. Il doit aussi comparaître pour abus de pouvoir après avoir bombardé de coups de fils la préfecture de Milan une nuit de mai 2010 pour faire libérer sa belle, interpellée pour vol. Un délit passible de 12 ans de prison. Deux chefs inculpation que Silvio Berlusconi a toujours niés.

Les soirées "bunga bunga" à la barre

Silvio Berlusconi et Ruby ont tous deux démenti avoir eu des relations sexuelles et nié que les dîners dans la villa du milliardaire à Arcore, près de Milan, aient dégénéré en parties fines "bunga-bunga", comme l'ont raconté des dizaines de participantes dans la presse italienne.

Pour ligne de défense, Silvio Berlusconi reconnaît, certes, aimer les femmes et ne pas être un "saint" mais assure que les soirées dans sa villa d'Arcore, surnommée "villa Hardcore", étaient normales et mêmes"conviviales". Quant aux cadeaux et à l'argent qu'il distribuait aux jeunes filles, cela venait, selon lui, de sa manière "généreuse" d'aider des personnes dans le besoin.