Hu Jintao à Paris, des contrats en vue

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Hu Jintao à Paris, des contrats en vue
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La France met les petits plats dans les grands pour accueillir jeudi le président chinois Hu Jintao.

Venant après celle effectuée en avril en Chine par Nicolas Sarkozy, la visite d'Etat du président chinois Hu Jintao durera trois jours à partir de jeudi. Elle doit confirmer le réchauffement des relations entre les deux pays. Une embellie après une période de fortes tensions liées à la situation au Tibet.

Cérémonies et signatures de contrats

Il s’agira pour le président chinois de sa deuxième visite d'Etat en France, après celle de janvier 2004. Au programme : des signatures de nombreux contrats et une visite d’équipement électriques à Nice. Une visite au timing millimétré, et particulièrement critiquée par les associations de défense des droits de l’Homme.

Preuve de l’importance que cette visite revêt pour les autorités françaises, le président Hu et son épouse seront accueillis jeudi à 13h30 par Nicolas et Carla Sarkozy au pavillon d'honneur de l'aéroport d'Orly. Un geste qualifié "d'exceptionnel" par l'Elysée. Puis en fin d’après-midi, les deux chefs d’Etat participeront à l’Elysée à une première cérémonie de signature de contrats, portant notamment dans l'aéronautique (Airbus) et le nucléaire civil (Areva). Leur montant "sera de loin plus important que lors des précédentes visites des dirigeants européens à Pékin ou chinois à l'étranger", a annoncé l'Elysée, sans autre précision.

"Scandale", "déception", "reniement"

Vendredi, Hu Jintao s’envolera pour Nice, où il sera accueilli par Christian Estrosi, le maire de la ville et ministre de l'Industrie. Il sera rejoint dans la soirée par Nicolas Sarkozy pour un deuxième entretien, à la villa Masséna. Le président français regagnera Paris dans la foulée. Enfin samedi matin, Hu Jintao visitera une usine du groupe Schneider Electric à Carros, dans les Alpes-Maritimes, dans la banlieue de Nice, puis se fera présenter deux voitures hybrides construites par Peugeot

Cette visite du président chinois est déjà critiquée par les associations de défense des droits de l’Homme. Elles redoutent que la question des libertés et du sort du prix Nobel de la paix Liu Xiaobo ne soit sacrifiée par la France à ses intérêts économiques. "Scandale", "déception", "reniement": pour les ONG, la France "patrie des droits de l'Homme" doit demander des comptes à la Chine et ne pas brader ses principes pour quelques contrats et un soutien bienvenu avant de prendre la présidence du G20 mi-novembre.