Hotspots en Libye : la stratégie d'Emmanuel Macron

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Le président voulait installer des centres d'examen pour demandeurs d'asile en Libye dès cet été. L'étude des dossiers commencera finalement en Italie, au Tchad et au Niger.

Emmanuel Macron prend le dossier des réfugiés à bras-le-corps. Il veut des solutions d'hébergement pour tous les migrants avant la fin de l'année. il a aussi annoncé l'installation de nouveaux hotspots en Libye. Une mission de faisabilité pour ces centres d'examen pour demandeurs d'asile sera lancée fin août. 

Au Niger et au Tchad avant que la Libye soit pacifiée. En guise de premier pas, des officiers français chargés d'étudier les demandes d'asile seront envoyés au Niger et au Tchad... Les missions devraient débuter dès le mois de septembre. Le but : convaincre les migrants de s'arrêter dans ces hotspots plutôt que d'aller risquer leur vie en Libye, pays frontalier. Car la situation y est toujours chaotique. Les associations dénoncent des conditions d'accueil inhumaines. L'Etat libyen, coupé en deux et concurrencé par des milices armées, n'a même plus le contrôle sur l'ensemble de ses gardes-côtes. Même si le président avait annoncé dans un premier temps vouloir créer des hotspots "dès cet été", il est impossible en l'état d'en installer à très court terme.

C'est bien pour cette raison qu'Emmanuel Macron a décidé de reprendre ce dossier en main et qu'il a convié les deux hommes forts du pays à Paris pour négocier un accord de paix. Le président le sait : un Etat fort en Libye est la seule solution pour mieux contrôler l'arrivée des migrants. 

Extension de missions en Italie. Autre avancée : le président français souhaite renforcer l'action des membres de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) qui sont déjà présents dans les quatre hotspots qui existent en Italie. Pour l'instant, ils ne réalisent que des missions d'information. Ils devraient rapidement traiter les dossiers des migrants qui réclament l'asile en France comme c'est déjà le cas en Grèce.