Hollande, un inconnu en terre chinoise

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Hollande, un inconnu en terre chinoise
@ Reuters
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REPORTAGE - Le président entame une visite officielle à Pékin. Le tout dans un relatif anonymat.

Le voyage express. Il passera exactement 37 heures sur place. François Hollande s'envole mercredi soir pour la Chine. Il s'agit de la première visite dans le pays pour le chef de l'Etat. Il sera aussi le premier dirigeant étranger reçu par Xi Jinping depuis son arrivée au pouvoir il y a un mois. Une soixantaine de chefs d'entreprise accompagnent le président de la République. La visite a été préparée avec soin par l'Elysée, qui veut éviter tout faux-pas, car François Hollande est… un inconnu en Chine.

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"Différent de Sarkozy". Le président français doit encore convaincre dans les rues bondées de la capitale. Après son élection, la presse chinoise le décrivait comme un homme "sans expérience et non-marié". Un an plus tard, il faut s'adresser à des étudiantes en français pour en savoir plus sur la perception de François Hollande en Chine.

"Il est très différent de Nicolas Sarkozy qui sait comment exercer son charme. François Hollande est plus ferme…", hésite cette étudiante rencontrée par Europe 1 et visiblement pas emballée par cette visite.

"Une visite superficielle". Une autre critique revient régulièrement dans les discussions à Pékin : deux jours, c'est trop court pour une première visite. Angela Merkel vient deux fois par an. Elle passe quatre ou cinq jours à Pékin et dans d'autres régions chinoises. "Dommage" pour Hollande, regrette cette étudiante en français dans le texte. "C'est une visite éclair donc il n'y a peut être pas beaucoup de sincérité. Pour nous, c'est trop court. Ça donne l'idée d'une visite superficielle pour conclure des contrats", déplore-t-elle.

L'Elysée en convient. Un "coup de baguette" magique ne suffira pas pour rattraper le retard. Mais François Hollande a de nombreux poids-lourds à ses côtés comme Jean-Pierre Raffarin, très apprécié à Pékin, ou Martine Aubry, pour tenter d'inverser la tendance.