Hollande sur la Syrie : la "réponse" américaine doit être "poursuivie" dans "le cadre des Nations Unies

  • A
  • A
Hollande sur la Syrie : la "réponse" américaine doit être "poursuivie" dans "le cadre des Nations Unies
@ CHARLES PLATIAU / POOL / AFP
Partagez sur :

Le président de la République a appelé à poursuivre la riposte au régime de Damas dans un cadre international. Un conseil de Défense aura lieu à l'Elysée vendredi soir.

François Hollande a estimé vendredi que la "réponse" des Etats-Unis devait "maintenant être poursuivie au niveau international, dans le cadre des Nations Unies si c'est possible", après les frappes américaines contre une base aérienne syrienne en riposte à une attaque chimique présumée imputée au régime de Damas.

"Au bout des sanctions contre Bachar al-Assad".  "Aujourd'hui, il y a eu de nouveau une crise sur les armes chimiques et, après nous avoir informés, les Américains ont décidé de frapper un certain nombre d'installations en Syrie", a déclaré, le chef de l'Etat en marge d'un déplacement en Ardèche. "Je considère que cette opération était une réponse". "Elle doit être maintenant poursuivie au niveau international dans le cadre des Nations Unies si c'est possible, de façon à ce que nous puissions aller au bout des sanctions contre Bachar al-Assad et empêcher qu'il y ait de nouveau utilisation des armes chimiques et l'écrasement par ce régime de son propre peuple", a poursuivi François Hollande.

Conseil de défense réuni à 19h à l'Elysée. "Il y a aujourd'hui à cause de ce drame, à cause de cette situation, une possibilité aussi d'ouvrir des négociations et de permettre une transition politique en Syrie. Voilà pourquoi la France avec ses partenaires, notamment européens (...) va être à l'initiative pour que nous puissions relancer le processus de tansition politique en Syrie", a ajouté le président qui réunira à 19h un Conseil de défense à l'Elysée.

Les Etats-Unis ont bombardé une base aérienne en Syrie en riposte à une attaque chimique présumée imputée au "dictateur Bachar al-Assad", le président américain exhortant les "nations civilisées" à faire cesser le carnage.
Les principaux alliés d'Assad, Moscou et Téhéran, ont vivement condamné cette première opération militaire des Etats-Unis contre le régime syrien. La Russie a demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU