Hollande : les Grecs sont "libres de décider"

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Angela Merkel s'est dit prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro. François Hollande, lui, appelle au dialogue avec la gauche radicale.

Plus que 20 jours et les Grecs se rendront aux urnes pour élire leur nouveau parlement. Syriza, le parti de gauche radicale, est pour l'instant en tête des sondages. De quoi faire paniquer les dirigeants européens, y compris Angela Merkel. Sur France Inter, François Hollande dit respecter la future décision des Grecs, "libres de décider souverainement de leur gouvernement".

Le chef de l'Etat dédramatise l'éventuelle arrivée d'un parti radical au pouvoir dans un pays européen, affirmant que "les gouvernants auront à respecter les engagements pris par leur pays". Si la chancelière allemande et son ministre des Finances "jugent supportable une sortie du pays de la monnaie unique", selon Der Spiegel, François Hollande remet la décision dans les mains de la Grèce.

Un enjeu supérieur. Mais la Grèce n'est pas le seul pays européen où montent les gauches radicales. L'Espagne a également "payé un lourd tribu pour que la zone euro puisse être préservée", "d'où la montée de ces forces", analyse François Hollande. Le président français n'envisage pas la montée de ces partis - Syriza et Podemos - comme un danger potentiel : "Il est important de faire la distinction" avec des formations d'extrême-droite.

"Si nous voulons que ces forces puissent être utiles, il faut leur parler", a déclaré François Hollande, qui a nuancé en disant qu'il "faut qu'elles prennent conscience des règles de la zone euro et d'un enjeu qui nous dépasse : ce que nous voulons faire de l'Europe".