Irak : Hollande à Bagdad pour soutenir le gouvernement

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Irak : Hollande à Bagdad pour soutenir le gouvernement
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DIPLOMATIE - L’avion du président français vient de se poser à Bagdad avec à son bord 15 tonnes d’aide humanitaire.

Opération commando. Cette visite en Irak s'apparente à une mission commando pour François Hollande. Le président français s'affiche avec une équipe réduite mais qu'il espère efficace -seuls ses ministres de la Défense et des affaires Etrangères Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius se sont déplacés avec lui - pour montrer que Paris compte jouer un rôle d'envergure dans la coalition mise en place par les Etats-Unis pour combattre l'Etat islamique. L'avion qui s'est posé vendredi matin sur le tarmac de Bagdad transportait également à son bord 15 tonnes d'aide humanitaire.

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Déplacement à Erbil. La délégation française sera reçue vendredi à Bagdad par le président irakien Fouad Massoum et son nouveau Premier ministre Haïder al-Abadi. Une visite en forme de soutien au nouveau gouvernement de Bagdad qui annonce avec fermeté sa volonté de réconcilier chiites et sunnites dans un pays marqué par les conflits inter-confessionnels. "Je tenais à être présent aujourd'hui ici à Bagdad" pour "affirmer le soutien et la solidarité de la France" au nouveau gouvernement irakien "qui s'est composé démocratiquement et a pu rassembler l'ensemble des composantes du peuple irakien", a déclaré le président de la République. Aucune information n'a filtré sur le parcours emprunté par le cortège présidentiel, mais il devrait probablement se déplacer à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, actuellement menacée par les forces de l'Etat islamique.

>> Regardez la vidéo de l'analyse d'Henri Guirchoun, journaliste, sur la dimension politique de la visite de François Hollande en Irak



Un voyage hautement politique en Irakpar Europe1fr

Imposer sa "patte". L'entourage présidentiel l'affirme en apparté, la participation de la France à la coalition armée contre l'EI "ne sera pas uniquement symbolique". Un de ses conseillers affirme que la France compte bien apporter sa "patte", et élargir cette opération militaire à une lutte contre les sources de financement de l'EI, de contrôle des filières jihadistes et de formation de l'armée irakienne : "Nous souhaitons, en plein accord avec les Etats-Unis, élargir cette démarche pour montrer que ce n'est pas qu'une opération militaire en Irak, mais c'est une opération plus large qui comprend toutes les dimensions nécessaires à une lutte qui prendra du temps", dit un conseiller du président français. François Hollande devrait donc multiplier les annonces ce vendredi, avant de co-présider la conférence sur l'avenir et la sécurité de l'Irak qui se tiendra lundi à Paris.