Hillary Clinton et Donald Trump s'accusent mutuellement de racisme

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Hillary Clinton et Donald Trump s'accusent mutuellement de racisme
@ DSK / AFP
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Les deux candidats à la Maison Blanche se sont écharpés par meetings interposés. 

Hillary Clinton a accusé jeudi Donald Trump, son adversaire de l'élection présidentielle américaine de novembre, d'attiser les flammes du racisme aux Etats-Unis. Le républicain a répliqué en affirmant que la démocrate avait trahi la communauté noire, bloquée dans la pauvreté.

Des attaques provenant des deux camps.L'escalade verbale entre la démocrate et le républicain a atteint un nouveau sommet, par meetings interposés, alors que le milliardaire populiste tente de relancer sa campagne. "Hillary Clinton va essayer de m'accuser, ainsi que les millions d'Américains qui me soutiennent, d'être raciste", a déclaré Donald Trump à Manchester, dans le New Hampshire. "Toutes les politiques soutenues par Hillary Clinton ont déçu et trahi les communautés de couleur de ce pays", a-t-il expliqué. Selon lui, la démocrate veut ouvrir les frontières, ce qui "viole les droits civiques des Noirs américains en donnant leurs emplois à des clandestins".

Chacun évoque le passé de son adversaire. Plutôt que de répondre directement aux accusations de racisme, Hillary Clinton s'est évertuée à prouver aux Américains que Donald Trump n'avait pas changé, résumant sa candidature en deux mots : "préjugés et paranoïa". "Un homme avec une longue histoire de discrimination raciale, amateur de sombres théories du complot tirées des pages de tabloïds de supermarché et des confins d'internet, ne devrait jamais pouvoir diriger notre gouvernement ou commander nos armées", a-t-elle dit, déterrant des affaires de discrimination raciale lorsque le jeune Trump louait des appartements à New York, ou lorsque ses casinos étaient accusés de refuser des croupiers noirs.

A onze semaines du scrutin, la candidate démocrate maintient une avance confortable dans les sondages. Une nouvelle étude Quinnipiac la créditait jeudi de 51% des intentions de vote, contre 41% pour Donald Trump.