Henrik Enderlein sur le FN : "pleurnicher, le déclinisme, arrêtons !"

  • A
  • A
Partagez sur :

Henrik Enderlein est directeur du Jacques Delors Institut of Berlin et professeur d’économie politique à la Hertie School of Governance de Berlin.

INTERVIEW

L'Allemagne accueille 10.000 migrants par jour, et peut-être deux millions en 2015. Va-t-elle être dépassée ? "On a pas le choix. Le droit d'asile est un droit constitutionnel. Pour arrêter, il faudrait changer la constitution !", rappelle vendredi Henrik Enderlein, directeur du Jacques Delors Institut of Berlin et professeur d’économie politique à la Hertie School of Governance de Berlin.

"Angela Merkel va gagner ce débat". "Angela Merkel a pris les bonnes décisions", assure cet intellectuel allemand, invité d'Europe1, alors que les critiques se multiplient en Allemagne, notamment venant de la droite radicale, qui accuse la chancelière d'être dépassée par la crise migratoire. "L'Allemagne doit opérer un changement culturel. C'est un défi mais l'Allemagne est prête. C'est un pays ouvert et qui va s'ouvrir d'avantage", insiste Henrik Enderlein, pour qui "Angela Merkel va gagner ce débat".

Ne pas laisser place au "déclinisme". Selon le directeur du Jacques Delors Institut of Berlin, il y a par ailleurs "une tentation de se refermer en France. Or, la France que j'aime est une France ouverte, qui se tourne vers l'Europe et ouvre ses frontières". Selon lui, les solutions de Marine Le Pen "sont franco-françaises, tournées vers la France. Retourner dans les années 70 n'est pas la bonne solution mais c'est celle que le FN propose. La France doit se moderniser et ne pas laisser place au déclinisme. Pleurnicher, le déclinisime, arrêtons. Ce n'est plus la France qui se modernise..."

Henrik Enderlein se montre tout de même optimiste : "il y a une volonté en France de se réformer".  Et ce dernier de proposer une alliance "entre les deux blocs" de Français qui ne votent pas FN, afin d'aller vers cette "modernisation". 

L'interview complète de Henrik Enderlein :