Hausse "inédite" du nombre de morts dans des attentats en 2014

  • A
  • A
Hausse "inédite" du nombre de morts dans des attentats en 2014
Une rue de Bagdad au lendemain d'un attentat, le 6 octobre dernier.@ SABAH ARAR / AFP
Partagez sur :

C'est l'Irak qui a connu en 2014 le plus grand nombre d'attentats dans lesquels 9.929 personnes sont mortes. 

Le nombre de personnes tuées dans des attentats a augmenté de 80% l'an dernier, au plus haut niveau jamais enregistré, indique mardi une étude de l'Institute for Economics and Peace. Une hausse "inédite", affirme son président Steve Killelea. 32.658 personnes ont été tuées dans des attaques terroristes en 2014. En 2013, 18.111 personnes avaient perdu la vie. 

Boko Haram à l'origine de la moitié des morts. Le groupe islamiste armé Boko Haram, basé au Nigeria, et le groupe djihadiste Etat islamique (EI) sont à l'origine de plus de la moitié des décès, d'après cette étude, qui comptabilise les attentats ainsi que les morts et les dommages qui en résultent dans 162 pays. 

Presque 10.000 morts en Irak. L'étude montre aussi que le terrorisme est hautement localisé, cinq pays : Afghanistan, Irak, Nigeria, Pakistan et Syrie. Ils totalisant 78% des morts en 2014. L'Irak est le pays le plus affecté, avec 9.929 morts dues au terrorisme. L'Etat connaît à la fois le plus grand nombre d'attentats et le plus grand nombre de victimes jamais enregistrés par un pays. La plus forte hausse du nombre de morts touche en revanche le Nigeria, avec une augmentation de plus de 300%, à 7.512 décès.

Le Royaume-Uni, le plus touché en Europe. Le risque d'être victime d'attentats est beaucoup moins élevé dans les Etats occidentaux. La Grande-Bretagne était le pays occidental ayant connu le plus grand nombre d'actes de ce type, principalement en rapport avec les paramilitaires républicains en Irlande du Nord.  Toutefois, les attentats de Paris revendiqués par l'EI et qui ont fait au moins 129 morts pourraient changer la donne. L'étude estime que le coût économique du terrorisme s'élevait en 2014 à 52,9 milliards de dollars, le plus haut niveau jamais comptabilisé, multiplié par 10 depuis 2000.