Gilberto Rodrigues Leal, passionné de voyages

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Gilberto Rodrigues Leal, passionné de voyages
Une capture d'écran d'une vidéo tournée par les ravisseurs@ Capture d'écran
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PORTRAIT - Le Mujao a annoncé la mort de cet otage de 62 ans, retenu dans le Sahel depuis 2012.

Il était un passionné de voyages, qui avait parcouru plusieurs pays avant d'arrêter les roues de son camping car au Mali. Le groupe islamiste qui a enlevé le Français Gilberto Rodriguez Leal a annoncé la mort de l'otage, a-t-on appris mardi. L'homme, âgé de 62 ans, était retenu au Sahel depuis novembre 2012.

L'inquiétude avant la mauvaise nouvelle. La dernière preuve de vie de Gilberto Rodriguez Leal date de février 2013. Laurent Fabius affirmait dimanche, lors du Grand rendez-vous Europe 1, que "cela fait longtemps que nous n'avons pas eu de nouvelles". Le ministre des Affaires étrangères prévoyait de rencontrer bientôt la famille de l'otage, en se disant "effectivement très inquiet". Il y a peu, la famille de Gilberto Rodriguez Leal confiait à Europe 1 être pessimiste.

Le Mujao, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest avait revendiqué l’enlèvement du Français. Ce groupe armé faisait partie des insurgés qui contrôlaient le nord du Mali fin 2012, en parallèle d’Al Qaïda au Maghreb islamique et d’Ansar Dine.

Un homme prudent. Gilberto Rodriguez Leal, éducateur retraité, habitait à Barnassac, en Lozère, et était originaire du Portugal. Il s'était rendu au Mali en camping-car, dans lequel il voyageait quand il a été enlevé. Avant d'aller au Mali, le retraité avait voyagé au Brésil, avant de passer plusieurs mois au Burkina Faso. Le voyageur, de caractère prudent, était ensuite passé en Mauritanie avant d'arriver au Mali et d’y être enlevé.

La veille de son rapt, sa sœur avait discuté avec lui sur Skype. Gilberto Rodriguez Leal lui disait de ne pas s’inquiéter et que ce voyage serait son dernier au Mali. Il avait terminé la conversation d’un "si ça ne va pas, je ferai demi-tour". La région dans laquelle il se trouvait n'était pourtant pas particulièrement connue pour être aux mains des islamistes, expliquait le ministre des Affaires étrangères.

En juillet 2013, sa famille s’était rassemblée pour lui témoigner son soutien. Au journal Midi Libre, son frère David confiait qu’il "aurait été gêné de voir sa photo affichée sur la mairie. C’est un homme discret". Pendant cette année et demi d’attente, la famille de Gilberto Rodriguez Leal s’était montrée très discrète.

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