Germanwings : "J’ai survolé la zone du crash"

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Germanwings : "J’ai survolé la zone du crash"
@ AFP
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VIDÉO - Chaque matin tout au long de l’été, Europe1 revient sur les grands reportages qui ont marqué la saison de la radio, en compagnie d’un reporter de la rédaction.

SÉRIE ÉTÉ : LES GRANDS REPORTAGES

Le 24 mars dernier, à 10h41, un Boeing de la Germanwings qui relie Barcelone à Dusseldorf disparait des écrans radars. Il vient de s'écraser dans les Alpes, avec à bord 144 passagers et 6 membres d'équipage. Aucun survivant. On découvrira plus tard que c'est le copilote, Andreas Lubitz, qui a volontairement précipité l'appareil contre les montagnes. Sébastien Krebs, a été, cet après-midi-là, l'un des tous premiers journalistes à pouvoir survoler la zone du crash.

Il raconte :

"Direction Seyne les Alpes, cette petite commune nichée dans les Alpes de Haute Provence. C'est là, sur le petit aérodrome à la sortie du village, que les secours s'organisent. Les pompiers, les hélicoptères de toute la région affluent.

Lorsque j'arrive sur place, les rotations ont commencé depuis quelques heures. La zone de l'impact est située dans un vallon escarpé, isolé en altitude, sur une pente très abrupte, et totalement inaccessible par la route. Les premiers secouristes sont hélitreuillés. Et ce qui marque immédiatement, vous allez l'entendre, c'est le nombre de débris, disséminés, il ne reste rien. L'avion a été pulvérisé."

Le reporter raconte ce survol avec les gendarmes dans la matinale spéciale d'Europe1, sur place avec Thomas Sotto.


Survol de la zone du crash de l'A320 dans les...par Europe1fr

"Après le crash, il a eu un long travail d'enquête, la recherche des boîtes noires, puis le recueil des débris, et l'identification des victimes. Un travail très fastidieux, mais les experts de la gendarmerie ont finalement pu remettre à chacune des familles des 150 victimes des restes de leur proche.

Pour évacuer les débris, il a fallu construire une piste à travers la montagne. Aujourd'hui cette piste est praticable mais toujours fermée au public, car la dépollution du site est en cours, 1.000 tonnes de terre vont être retirées. Cela devrait prendre un mois. Le chemin sera ouvert, sans doute à l'automne. Beaucoup de familles des victimes, qui viennent régulièrement, réclament de pouvoir se rendre au plus proche du lieu du crash. Pour l'instant une stèle a été installée, mais en bas de la montagne."