Géorgie : le pouvoir secoué par une mutinerie

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Géorgie : le pouvoir secoué par une mutinerie
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Une mutinerie a eu lieu mardi dans une base militaire géorgienne proche de la capitale Tbilissi. Le président géorgien Mikheïl Saakachvili a dénoncé une tentative de coup d'Etat, accusant au passage la Russie de complicité. Les Etats-Unis ont eux parlé d’"un incident isolé".

Les autorités géorgiennes ont annoncé mardi avoir maté une mutinerie dans une base militaire située à l'est de la capitale Tbilissi. Les rebelles qui avaient pris les armes se sont dans l’ensemble rendus, a priori sans violence, après plusieurs heures de négociation. Le président géorgien Mikheïl Saakachvili n’a pas hésité à parler d’une tentative de coup d'Etat.

Cette mutinerie était, selon lui, un moyen "d'agir contre la souveraineté de la Géorgie et contre l'intégration européenne et euro-atlantique du gouvernement géorgien". Plus précis encore, un porte-parole du ministère géorgien de l’Intérieur a affirmé : "Nous disposons d'informations selon lesquelles les rebelles étaient en contact direct avec les Russes, qu'ils recevaient des ordres de leur part et qu'ils recevaient de l'argent de leur part".

Des accusations rejetées par la Russie, même si les relations entre les deux pays sont glaciales depuis le conflit de l’été 2008 autour de l’Ossétie du Sud et même si la Géorgie doit accueillir à partir de mercredi des exercices militaires de l'Alliance atlantique, ce que le pouvoir russe dénonce. Reste que les Etats-Unis ont parlé eux-mêmes d’un "incident isolé".

Une explication à cette mutinerie pourrait alors être trouvée dans le climat politique interne très tendu en Géorgie depuis quelques semaines. L’opposition a organisé plusieurs manifestations pour exiger le départ du président Saakachvili, accusé notamment de dérive autoritaire.