Genève II : la délégation officielle syrienne menace de se retirer

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Genève II : la délégation officielle syrienne menace de se retirer
Le ministre des Affaires étrangères, Walid Mouallem a affirmé à Lakhdar Brahimi que "la délégation syrienne est sérieuse et prête à commencer (les négociations)", mais que l'autre partie ne "l'était pas".@ Reuters
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ESSENTIEL - Les pourparlers de paix pour la Syrie sont partis sur de mauvaises bases vendredi à Genève.

#L'ESSENTIEL 

- Une quarantaine de pays et de délégations sont présents. 

- L'ONU n'est pas parvenue à réunir dans la même pièce les délégations syriennes.

- Le premier cycle de négociations est censé durer jusqu'à la fin de la semaine prochaine.

#LES DERNIÈRES INFOS

Pas de réunion commune. L'émissaire de l'ONU pour le conflit syrien, Lakhdar Brahimi, souhaitait réunir émissaires du président Bachar al-Assad et membres de l'opposition en exil pour une réunion dans la même pièce, où seul le diplomate onusien aurait pris la parole. Mais cela ne sera finalement pas possible. Il verra donc finalement le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem puis le chef de la Coalition syrienne Ahmad Jarba. L'opposition a refusé de s'assoir à la même table que le régime en arguant du fait que le gouvernement syrien devait accepter le principe d'un gouvernement de transition sans Assad avant toute négociation directe. C'est donc pour l'instant l'impasse.

Jarba 930

© Reuters

Un départ de la délégation officielle syrienne ? Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a mis la pression dans l'autre camp. Il a informé l'émissaire de l'ONU Lakhdar Brahimi que "la délégation officielle syrienne quittera Genève si des séances de travail sérieuses ne sont pas tenues demain (samedi). L'autre partie étant peu sérieuse et pas prête" aux pourparlers de paix, a précisé la télévision.

Un premier pas sur la question humanitaire ? Lakhdar Brahimi pourrait se concentrer, ainsi que les Occidentaux et les Russes, sur la recherche de premières mesures visant à soulager la population. Lakhdar Brahimi a évoqué des "indications" sur une disponibilité des délégations à discuter de l'acheminement de l'aide humanitaire, de cessez-le-feu localisés, notamment à Alep, et d'échanges de prisonniers. Selon une source diplomatique, l'opposition pourrait mettre sur la table l'idée d'"aide humanitaire couplée à des cessez-le-feu localisés" dès le début de la négociation.

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