GB : l'université réformée au forceps

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GB : l'université réformée au forceps
Nick Clegg et David Cameron affrontent leur premier dossier sensible avec le triplement du montant du droit d'inscritpion à l'unviersité.@ REUTERS
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Le projet de loi, qui prévoit le triplement des droits de scolarité, a été adopté, jeudi.

Les députés britanniques ont voté à une courte majorité la réforme des droits d'inscriptions universitaires, qui prévoit notamment un triplement des droits de scolarité. Une mesure qui provoque la colère des étudiants anglais, les seuls concernés pour l’instant, descendus dans la rue à plusieurs reprises.

Les députés britanniques ont décidé de porter d'ici 2012 le plafond des droits universitaires en Angleterre de 3.290 livres (3.915 euros ou 5.180 dollars) par an à 6.000 livres, et dans des "circonstances exceptionnelles" à 9.000 livres.

Les étudiants dans la rue

Le projet a aussi provoqué la colère des étudiants, qui sont descendus en masse dans les rues de Londres jeudi, pour la quatrième fois en un mois. Des violents affrontements ont opposé manifestants et étudiants. Huit policiers et six manifestants ont été blessés, et neuf personnes interpellées, selon un dernier bilan de la police. Des protestataires ont bombardé de projectiles, et en début de soirée, une fois le projet de loi adopté, un groupe a cassé, avec des pierres et des barres, des vitres blindées du ministère des Finances, tentant en vain d'entrer dans le bâtiment.

Mais l'incident le plus spectaculaire a concerné le prince Charles et sa compagne, Camilla Parker-Bowles. Leur voiture a été entourée de manifestants hostiles et attaquée à la peinture. La vitre arrière a été endommagée. Le couple royal, totalement indemne, en a été quitte pour une belle frayeur.

Ce projet a provoqué une scission au sein des libéraux-démocrates, partenaires des conservateurs au gouvernement. Les "lib dem" s'étaient engagés pendant la campagne pour les législatives en mai à ne pas augmenter les frais d'inscription à l'université. Le vice-Premier ministre Nick Clegg a avancé l'actuelle cure d'austérité pour justifier la hausse des droits universitaires.