GB : coupes (très) sévères dans le budget

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GB : coupes (très) sévères dans le budget
@ REUTERS
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Un plan d’austérité sans précédent a été annoncé mercredi par le gouvernement britannique.

George Osborne n’a pas eu la tâche facile mercredi. Sous les huées, avec assis derrière lui le nouveau Premier ministre David Cameron, le ministre des Finances conservateur a livré, point par point, le détail d’un plan d’austérité sans précédent. Au menu : des coupes budgétaires à tous les étages.

"Cuts", le mot est désormais à la une partout dans la presse britannique. Le plan d’austérité doit générer 95 milliards d’euros d’économies en moins de cinq ans. Un record en Grande-Bretagne et par rapport au reste de l’Union européenne.

La mesure la plus spectaculaire est la suppression de 490.000 emplois de fonctionnaires, sur environ six millions. "Les plus gros perdants sont les fonctionnaires", confirme l’éditorialiste du journal The Guardian Jackie Ashley, qui se demande si supprimer autant de postes va être si facile que "dans le monde d’Osborne".

Autre mesure importante, et qui prend forcément une résonance toute particulière au regard du conflit en France : le report de l’âge légal de départ à la retraite à 66 ans, à l’horizon 2020. Contre 65 ans actuellement pour les hommes mais 60 ans pour les femmes. D’où cette remarque de l’éditorialiste Anne Perkins : "les femmes vont être les plus frappées".

La famille royale n'est pas épargnée

Parmi les ministères qui vont devoir le plus sérieusement se serrer la ceinture : celui de l’environnement avec une coupe de 33%, celui des Affaires étrangères à -24% et celui de la Justice à -23%. Le ministère de la Santé, un des axes de campagne de David Cameron, est préservé avec un budget en légère hausse de 1,3%.

Et la famille royale ? Elle n’échappe pas à ce vent de rigueur. Son budget, qui sert notamment à payer le personnel et l’entretien des palais, va être amputé de 14% en 2012-2013, en plus du gel déjà décidé pour 2011-2012. Seule dérogation accordée : une rallonge budgétaire pour les frais liés au 60e anniversaire du règne d’Elizabeth II, en 2012.