Gaza : six militants français de retour

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Gaza : six militants français de retour
@ MAX PPP
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Six des Français qui se trouvaient à bord de la flottille humanitaire sont arrivés à Paris jeudi.

Trois jours après l’assaut meurtrier contre la flottille humanitaire à bord de laquelle ils se trouvaient, six militants français ont atterri jeudi après-midi à l’aéroport de Roissy. L'arrivée d'un premier groupe, composé de deux hommes et une femme, a été signalée vers 17 heures. Puis, un second groupe de trois personnes a été annoncé avant 19 heures.

Ces Français, membres pour certains du Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens, ont commencé à livrer leur récit, dénonçant l'attitude des soldats israéliens. L'assaut a été "extrêmement violent et disproportionné", selon Salah Berbagui. "Ils nous ont frappé avec des matraques, des Taser", a renchéri Mounia Cherif. "Ils nous ont enlevés dans les eaux internationales", a-t-elle souligné. Insistant : "ils n'ont respecté aucune règle".

Retours au compte-gouttes

Avant eux, un premier militant, Youssef Benderbal, était rentré dès mardi après-midi à Paris. Six autres personnes ont quitté Israël mercredi soir et plusieurs d'entre eux en cours d’acheminement vers la France.

Israël avait promis que tous les militants arrêtés après l’assaut, soit près de 700 étrangers, seraient expulsés d’ici jeudi soir. C'est désormais chose faite, à l'exception de sept blessés, qui ne peuvent être transportés dans l'immédiat.

"A bas Israël !"

En Turquie, après les scènes de liesse qui ont marqué le retour des premiers militants, l’heure est au recueillement. Des milliers de personnes se sont rassemblées jeudi à Istanbul pour prier pour les victimes du raid israélien. "A bas Israël ! Nous sommes les soldats du Hamas !", a scandé la foule.

Au total, selon les chiffres fournis par Israël, neuf personnes ont été tuées lors de l’assaut : huit Turcs et un Américain d’origine turque. Les Etats-Unis ont fait savoir qu'ils allaient ouvrir une enquête pour connaître les circonstances exactes de la mort de leur ressortissant.