G8/G20 : la France en nombre et inaudible

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G8/G20 : la France en nombre et inaudible
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Malgré la présence de Sarkozy, Trichet, DSK et Lamy, la France n’a pas dominé les débats.

Les Français étaient en nombre autour de la table de discussion des sommets du G8 et du G20 ce week-end au Canada. Nicolas Sarkozy représentait l’Etat français, Jean-Claude Trichet, la Banque centrale européenne, Dominique Strauss-Kahn, le FMI et Pascal Lamy, l'OMC. Pour autant, la position de la France n’a pas dominé.

Nicolas Sarkozy en retrait

Jusque-là considéré comme l'un des principaux animateurs des grands sommets mondiaux, le président français Nicolas Sarkozy a paru très en retrait des débats. Il s'était imposé à Washington, Londres puis Pittsburgh comme l'un des principaux porte-parole des partisans d'une régulation musclée de la finance internationale.

L'urgence de la crise est passée. A Toronto, la présence de Nicolas Sarkozy a été éclipsée par les premiers pas internationaux du Premier ministre britannique David Cameron et le duel entre Barack Obama et Angela Merkel sur l'équilibre à trouver entre le soutien à la croissance et la réduction des déficits. Une divergence de vues qui écartelait Dominique Strauss-Kahn.

Rendez-vous en 2011

Pascal Lamy devait lui composer avec les pays émergents pour qui le protectionnisme des pays riches est totalement inacceptable. Jean-Claude Trichet est quant à lui englué dans une bataille contre son successeur présumé, le patron de la Bundesbank, la banque centrale allemande, Axel Weber. Et ils ont beau être français, leur mission est de représenter leur institution.

Nicolas Sarkozy a expliqué qu’il s’agissait d'un "G20 d'étape" avant celui de Séoul en Corée du Sud à la mi-novembre. Depuis des semaines, Nicolas Sarkozy a déjà les yeux braqués sur la fin de l'année. Après le sommet de Séoul, il prendra pour un an les rênes d'un G20 qu'il vante souvent comme une "création française". A Toronto, il a assuré se préparer "activement" à ce mandat, et déjà programmé une tournée chez ses principaux membres à l'automne. "Je veux essayer d'obtenir les résultats les plus audacieux possibles", a-t-il assuré, "le G20 doit imposer des grands desseins, une vision".