Fusillade de Las Vegas : les enquêteurs rejettent "à ce stade" un lien avec Daech

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Le FBI a annoncé n'avoir établi "aucun lien" entre le tueur de Las Vegas et un "groupe terroriste international", malgré la revendication formulée par le groupe Etat islamique.

Stephen Paddock était-il un terroriste inspiré par les appels à la violence du groupe Etat islamique ? Pas selon les premiers éléments de l'enquête menée à Las Vegas après la fusillade meurtrière perpétrée dans la nuit de dimanche à lundi par ce sexagénaire américain. L'organisation terroriste a eu beau revendiquer la tuerie, le FBI a ensuite déclaré n'avoir établi "aucun lien à ce stade avec un groupe terroriste international".

"Abu Abd al-Barr al-Amriki". Le groupe Etat islamique a affirmé, via son organe de propagande Amaq, que l'homme s'était converti à l'islam il y a plusieurs mois et qu'il en était un "soldat", sans toutefois étayer cette affirmation. Dans un deuxième communiqué diffusé lundi, Paddock est rebaptisé du nom de guerre Abu Abd al-Barr al-Amriki. "L'auteur de l'attaque de Las Vegas est un soldat de l'Etat islamique, il a perpétré l'opération en réponse aux appels (de l'organisation) à prendre pour cible les pays de la coalition", prétend Amaq.

Les deux communiqués diffusés par l'un des comptes de l'EI sur l'application de messagerie Telegram n'étayent toutefois à aucun moment cette revendication. Dans la nuit la police s'était déjà refusée à évoquer la piste terroriste, le shérif de Las Vegas Joseph Lombardo qualifiant l'homme de "loup solitaire". La CIA a également mis en garde dans un communiqué contre "des conclusions hâtives" et renvoyé à l'enquête en cours.

Revendications opportunistes ? Les mobiles du tireur, qui a apporté lui-même à Las Vegas les armes qui ont servi à la tuerie, sont inconnus à ce stade. Le frère du tueur, Eric Paddock, est apparu stupéfait devant les caméras, assurant que son frère n'avait "pas d'affiliation religieuse ou politique". Les premières perquisitions n'ont pas permis de trouver de revendication signée par Stephen Paddock.

Cette année, Daech a revendiqué une attaque sur un casino aux Philippines, avant que l'enquête ne révèle qu'il s'agissait d'un cambriolage qui avait mal tourné. En France, les enquêteurs s'interrogent sur la revendication après l'attaque qui a fait deux morts à la gare Saint-Charles de Marseille dimanche.